Les ‘’gros porteurs’’ menacent de perturber le transport dans l’espace CEDEAO
APS
SENEGAL-AFRIQUE-TRANSPORT

Les ‘’gros porteurs’’ menacent de perturber le transport dans l’espace CEDEAO

Sandiara (Mbour), 9 juil (APS) – Les chauffeurs de camions ‘’gros porteurs’’ des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) menacent de perturber le secteur des transports routiers si les autorités des pays-membres ne font pas respecter le règlement 14/2005/CM de l’Union économique monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), qui encourage la ‘’libre circulation des personnes et des biens’’.

 
Avec le soutien du syndicat des acteurs du transport national et transnational du Sénégal (SATTRANS), ces professionnels du transport routier ont tenu mardi une conférence de presse mardi dans la commune de Sandiara (Mbour, ouest).

Ils ont déploré le non-respect de ce règlement relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit du poids lourd et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les États-membres de l’UEMOA.
 
Selon Pape Mamadou Ndiaye, secrétaire général du SATTRANS, les chauffeurs maliens, sénégalais, burkinabés, nigériens, ivoiriens et autres de l’espace CEDEAO, ont les mêmes problèmes et sont ‘’tous victimes’’ des tracasseries sur les différentes routes qui relient un pays à un autre. 
 
‘’Puisque nous subissons les mêmes tracasseries dans tous les pays, nous avons décidé d’interpeller nos différents Etats pour leur dire que nous sommes de véritables acteurs de développement qui contribuons, pour beaucoup, à la croissance économique de nos pays. Donc, nous méritons respect et considération de la part des autorités et des forces de défense et de sécurité’’, a dit le secrétaire général du SATTRANS.
 
D’après lui, sur le corridor routier Bamako-Dakar, les chauffeurs de camions et autres automobilistes ‘’souffrent atrocement des tracasseries, alors que ça ne devrait pas être le cas puisqu’il ne devrait y avoir que deux à trois postes de contrôles alors qu’il y en a, au moins, 23’’.
 
De son côté, Oumar Diallo, chauffeur international malien a déclaré : ‘’Nous nous inclinons auprès de nos Etats, de l’UEMOA et de la CEDEAO, surtout auprès des autorités sénégalaises qui ont toujours fait preuve de réactivité par rapport à nos problèmes afin d’y apporter des solutions. Nous leur demandons de réduire les postes de contrôle dont le nombre est trop excessif’’.
 
‘’Au Mali, on a lutté contre les incessantes tracasseries et, maintenant, de Bamako à la frontière avec le Sénégal, par exemple, il n’y a qu’un seul poste de contrôle qui se trouve à Kita. Nous demandons alors aux autorités sénégalaises d’appliquer ce règlement 14 de l’UEMOA, surtout l’Etat du Sénégal est très intègre’’, a relevé M. Diallo, s’exprimant au nom des chauffeurs routiers du Mali.
 
 

ADE/MD