Le commerce maritime africain représente 80% des échanges mondiaux (COSEC)
APS
SENEGAL-AFRIQUE-TRANSPORTS

Le commerce maritime africain représente 80% des échanges mondiaux (COSEC)

Saly-Portudal (Mbour), 12 mai (APS) – Le commerce maritime africain représente 80% des échanges entre les autres continents, a indiqué vendredi à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC), Mamadou Ndionne.
 
"Pour notre continent, le transport maritime des marchandises, qui constitue un sous-secteur important de la structure de notre économie maritime, le commerce maritime représente 80% des échanges entre les autres continents", a-t-il notamment déclaré.
 
M. Ndionne s’exprimait lors de l’ouverture d’un atelier de restitution des travaux du comité de suivi et d’évaluation des questions liées à la facturation des services maritimes. Il a fait noter, cependant, qu’une analyse simple de la situation des échanges maritimes dans le monde révèle des disparités selon le niveau de développement.
 
Selon un document du COSEC dont copie a été remise à l’APS, il est également indiqué que les pays en développement, en particulier ceux de l’Afrique et de l’Océanie, paient en moyenne 40% et 70% de plus que les pays développés pour le transport international de leurs importations.
 
"Ce constat s’explique principalement par l’existence de déséquilibres commerciaux dans ces régions, le retard pris par leurs réformes portuaires et commerciales et par le fait que leurs volumes commerciaux et leur degré de connectivité sont plus faibles que ceux d’autres régions", ont expliqué les responsables du COSEC.
 
Mais, précisent-ils, au-delà de ce constat, il est apparu que certains opérateurs maritimes appliquent des augmentations sur leurs tarifications. Cette volatilité des taux, conjuguée au flot de surcharges et autres augmentations générales de taux, décidées par les armateurs, rend les tarifs de la ligne régulière peu lisible et ne permet pas à l’opérateur économique de déterminer, de façon précise et sur un long terme, ses charges.
 
"Le Sénégal n’échappe pas à ce constat, puisque le port de Dakar est aujourd’hui le théâtre de pratiques tarifaires", lit-on dans le même document rendu public lors du démarrage de cet atelier de deux jours.
 
La rencontre permettra de restituer les travaux du sous-comité scientifique qui a mené une étude et produit un rapport sur les tarifications des services portuaires au Sénégal. 
 
Il s’agira aussi de proposer des solutions relatives aux disfonctionnements engendrés par cette situation. Ainsi, au sortir de la rencontre, un consensus devra être dégagé et des "mesures correctives multiformes et urgentes" à mettre en œuvre seront arrêtées.
 
Selon Mamadou Ndionne, la complexité du maritime est à la dimension du vaste tour de table des acteurs. C’est cela qui fait à la fois son charme et les enjeux connexes dérivant sur l’ensemble du tissu économique et social.
 
Pour le conseiller technique numéro 1 du ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Babacar Banda Diop, l’importance des échanges maritimes du Sénégal et son impact sur l’économie nationale obligent les pouvoirs publics et les acteurs du secteur à une plus grande attention, pour mieux cerner les nombreuses contraintes du domaine, afin de trouver les solutions les mieux adaptées.
 

ADE/ASB