Le président Sall
APS
SENEGAL-RAILS-RELANCE

Le président Sall "est le seul à pouvoir résoudre le problème des chemins de fer" (responsables du secteur)

Thiès, 3 août (APS) - Le chef de l’Etat Macky Sall est le seul à pouvoir apporter une solution à la crise que traversent les chemins de fer sénégalais, ont estimé des responsables de ce secteur lors d’un forum dédié à la relance des rails à Thiès (ouest), commune considérée comme la capitale de ce moyen de transport au Sénégal.

"On a un seul interlocuteur : c’est le président de la République son excellence Macky Sall", a dit Mambaye Tounkara, responsable de l’intersyndicale des travailleurs des chemins de fer, lors de cette rencontre tenue jeudi à l’auditorium de l’université de Thiès. 
 
Cette rencontre organisée par ladite organisation syndicale avait pour thème "Dakar-Bamako Ferroviaire face aux exigences du contexte international". 
 
Pour M. Tounkara, après avoir rencontré "tout le monde" sans grand résultat, il est temps de s’asseoir avec "celui que les Sénégalais ont élu".
 
"Nous sommes restés cinq mois sans qu’aucun train ne prenne des marchandises pour aller à Bamako", a souligné le syndicaliste, ajoutant qu’en ce moment, seuls 30% du personnel de Dakar-Bamako Ferroviaire (DBF), qui compte quelque 600 agents, sont utilisés pour la circulation de trains entre Dakar et Thiès. "On doit trouver une solution rapide à cette situation", a-t-il martelé.
 
Dans le même sillage, Alioune Tall Kénémé de la CNTS/FC estime que "ce qu’il faut, c’est une volonté étatique et c’est le chef de l’Etat qui peut l’incarner".
 
Le maire de Thiès Talla Sylla, qui avait présidé la rencontre, a lui aussi souligné la nécessité d’une "implication" du Président de la République, estimant que ce dernier est en mesure d’apporter la solution à ce problème.
 
Babacar Dièye, conseiller de l’ingénieur pétrolier Baba Diaw, a de son côté noté que "c’est le contexte qui n’était pas favorable pour que le gouvernement fasse ce qu’il avait à faire". 
 
Selon lui, la nouvelle situation change la donne, avec les découvertes de pétrole au Sénégal et le "regain d’intérêt" des bailleurs qui "sont prêts à investir 1.000 milliards" de FCFA dans ce projet.
 
"Le chemin de fer, a-t-il affirmé, n’est pas (économiquement) rentable", mais a plutôt "une rentabilité sociale", laquelle est "une affaire d’Etat".
 
Le directeur général de Dakar Bamako ferroviaire Joseph Gabriel Sambou relève pour sa part que "depuis le 7 mars 2016, le chemin de fer est dans une situation de précarité", ajoutant que l’absence de train entre Thiès et Bamako depuis mars dernier en est "la meilleure preuve".
 
Une "situation de désolation qui a amené beaucoup de frustration", a-t-il fait remarquer, avant d’évoquer, en guise d’illustration, le mouvement d’humeur des cheminots retraités qui ont bloqué le Petit train bleu jeudi matin, pour réclamer près de 800 millions de francs CFA d’indemnités de retraite.
 
Joseph Gabriel Sambou a invité les autorités à "prendre en charge les problèmes sociaux du chemin de fer", dans le cadre de l’année 2018 déclarée année sociale par le chef de l’Etat, et dont il ne reste que cinq mois.
 
M. Sambou, nommé à titre transitoire pour une période de 18 mois à la tête de DBF, a dit ne pas considérer avoir échoué, et n’avoir rien à se reprocher, car ayant agi en fonction des moyens qui ont été mis à sa disposition. 
 
M. Sambou, faisant allusion à la récente annonce du chef de l’Etat, qui assurait lors d’une cérémonie de condoléances au domicile de Baba Diaw à Thiès, que le financement de la réhabilitation du rail de Thiès à Bamako était disponible, M. Sambou a indiqué en savoir quelque chose pour avoir travaillé sur le dossier. 
 
"Si nous pouvions lui (au Président) donner un conseil, nous lui dirions : +que ça aille vite+", a-t-il conclu.
 

ADI/BK