La Nouvelle prévention routière insiste sur la sensibilisation pour une meilleure sécurité routière
APS
SENEGAL-TRANSPORTS-STRATEGIE

La Nouvelle prévention routière insiste sur la sensibilisation pour une meilleure sécurité routière

Mbour, 6 mai (APS) – La direction de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (NPRS) dit miser sur l’information et la sensibilisation pour davantage prévenir les accidents de la circulation qui "causent énormément de pertes en vies humaines" sur les routes sénégalaises.
 
"Nous nous positionnons en amont mais il y a d’autres actions qui seront menées par l’Etat du Sénégal, parce que la sécurité routière relève de la responsabilité de l’Etat", a déclaré son directeur.
 
Matar Faye s’exprimait lors d’un "Road Show" organisé vendredi à Mbour, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation de proximité en relation avec la quinzième édition de la Semaine nationale de la prévention routière dont le thème est axé sur "Femme et sécurité routière". 
 
Dans ce cadre, la Nouvelle prévention routière du Sénégal et le bataillon train de l’armée sénégalaise ont choisi les gares routières pour aller à la rencontre des chauffeurs de transport en commun qui, selon Matar Faye, "font beaucoup plus d’accidents du fait qu’ils travaillent énormément du matin jusque tard dans la soirée, sans repos, avec tous les dangers que cela comporte".
 
"On a constaté qu’il y a moins de déclarations de sinistres auprès des compagnies d’assurance concernant les femmes et de nombreuses études montrent que les hommes sont beaucoup plus enclins à faire des erreurs sur la route que les femmes’’, a fait valoir M. Faye.
 
S’y ajoute selon lui que "les accidents sont beaucoup plus nombreux chez les hommes que chez les femmes", d’où le choix porté sur ce thème.
 
Il y a aussi que certains chauffeurs constituent "une cible très vulnérable, parce que travaillant dans des conditions exécrables", sans compter qu’ils ignorent des règles de base dont celle qui stipule qu’un conducteur, après deux heures de voyage, doit "observer une pause de 15 minutes".
 
"Notre ambition, notre volonté, c’est d’aller vers les acteurs dans les gares routières et de leur proposer des formations" consistant en "une révision des règles de circulation" et portant sur des questions de sécurité et de prévention routière leur permettant notamment de "savoir comment faire pour éviter les accidents de la circulation", a indiqué Matar Faye.
 
Il rappelle que le tronçon Dakar-Tambacounda est "le plus accidentogène au Sénégal", du fait de son caractère international. Cet axe relie le Sénégal à plusieurs autres pays de la sous-région ouest-africaine.
 
Le directeur de la Nouvelle prévention routière du Sénégal propose la redéfinition des déplacements sur ce corridor, ajoutée à des stratégies visant plus de fermeté. 
 
Si l’on en croit Matar Faye, "ce qui manque pour établir la sécurité sur nos routes, c’est la fermeté. Il faut que force reste à la loi
et qu’on sache sanctionner".
 
"Malheureusement, la sanction est considérée, pour beaucoup, comme étant un outil utilisé à des fins punitives, alors qu’elle peut bel et bien être utilisée à des fins éducatives, curatives et préventives", a-t-il souligné.

De même, la sanction peut chercher à "corriger des fautes et à éradiquer des erreurs que les gens ont l’habitude de commettre", a-t-il relevé.
 
ADE/BK