Un universitaire appelle à une meilleure valorisation du patrimoine culturel des Îles du Saloum
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SENEGAL-TOURISME

Un universitaire appelle à une meilleure valorisation du patrimoine culturel des Îles du Saloum

Voir la vidéo : Ouverture du séminaire à Djilor


 


Djilor Djidiack (Fatick), 1er mai (APS) - L’universitaire spécialiste de l’écotourisme, Pape Ibrahima Diouf a regretté le manque de documentation et d’informations écotouristiques au Sénégal et la faible valorisation du patrimoine culturel.

 


"Outre le vieillissement de l’offre d’hébergement avec des hôtels abandonnés ou fermés, le Delta du Saloum est confronté à un manque de documentation et d’informations sur les potentialités écotouristiques au Sénégal" a souligné le professeur Pape Ibrahima Diouf.

Il a aussi déploré "le manque de signalétique, la faible promotion touristique par les acteurs locaux et nationaux, l’insuffisance d’infrastructures d’accueil, la faible valorisation du patrimoine culturel et l’absence de grande faune dans les aires protégées".


Pape Ibrahima Diouf donnait une communication sur la "mise en valeur de l’offre écotouristique dans le pôle Sine Saloum" à un atelier de partage d’expérience sur les relations entre les problèmes de l’environnement et le tourisme dans les îles du Saloum organisé par l’Agence de presse sénégalaise (APS) en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer (FKA).

"L’écotourisme rassemble les formes de tourisme, axées sur les patrimoines naturels et culturels des divers sites dans lesquels la principale motivation est d’observer et d’apprécier le milieu" a-t-il dit, empruntant cette définition de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).


Le conférencier a ensuite fait savoir que "le pôle Sine Saloum est le berceau de la culture sérère et ces potentialités qui reposent sur le patrimoine culturel matériel (amas coquilliers de Diorom Bou Mack et Diorom Bou Ndaw, etc.) et le patrimoine culturel immatériel tels que les contes, légendes, danse, musique, folklore, etc.), ainsi que les nombreux festivals à Foundiougne, Badiya, Kaolack, entre autres".



"Le pôle possède un arrière-pays à Diakhao, Gossas, etc. et recèle un riche patrimoine historique et socioculturel, à travers ses trois domaines éco-géographiques (domaines continental, amphibie et maritime)" a soutenu M. Diouf.



Le Delta du Saloum qui est à cheval sur trois écosystèmes s’étend sur 500 000 ha, sur une partie maritime et continentale et couvre le Parc national du Delta du Saloum et l’aire marine protégée du Bamboung a indiqué l’universitaire.

Il a ajouté que "les vasières, ressources halieutiques et reposoirs d’oiseaux composent un espace unique et fragile, qui est à la fois un lieu de reproduction et de refuge pour la faune subaquatique".


La biodiversité comprend 114 espèces de poissons (52 familles), 34 espèces de mammifères terrestres dont 7 menacées au niveau africain, plus de 200 espèces d’oiseaux dont le quart de la population mondiale de Sterne royale a informé M. Diouf.

Le professeur d’ajouter que "188 espèces végétales représentant 9% des plantes du Sénégal y ont été dénombrées (formations végétales allant de la savane arbustive à la forêt de mangroves). Les 3 espèces de la mangrove sont Rhizophora mangle, Rhizophora racemosa et Avicenia".



Poursuivant sa présentation sur l’importance de l’écotourisme, Pape Ibrahima Diouf a fait remarquer que "la réserve de faune privée de Fathala (2000 ha), riche en ressources fauniques reste une destination de seconde zone pour les touristes anglophones
provenant de Gambie".

Ici, a-t-il retenu, "les visites ont lieu durant la haute saison, permettant l’observation d’oiseaux de brousse et d’eau (pintades, calaos, perroquets, merles métalliques, le Colobe baie...) et les animaux à découvrir sont les singes, chimpanzés, rhinocéros, zèbres, girafes, élans du Cap, élans de derby, chacals, hyènes, guibs harnachés".
 



 



Voir la visite au lieu mythique de Simal :


ADE/PON