Ziguinchor : des travailleurs d’un prestataire d’Expresso en grève, leur direction agite une plainte
APS
SENEGAL-TELECOMS-HUMEUR

Ziguinchor : des travailleurs d’un prestataire d’Expresso en grève, leur direction agite une plainte

Ziguinchor, 15 sept (APS) – Plusieurs travailleurs de la société "One to One", un prestataire de l’opérateur de téléphonie mobile Expresso, ont arboré jeudi des brassards rouges pour réclamer ‘’neuf mois d’arriérés de salaires’’ que leur devrait leur directeur, lequel à son tour les accuse de ‘’malversations’’ et brandit la menace d’une plainte.
 
‘’Nous, nous protestons contre le directeur de la société One to One. Il nous doit plusieurs mois de salaire. Certains travailleurs sont restés six mois sans salaires, d’autres neuf mois. Nous courrons derrière nos salaires depuis neuf mois’’, a déclaré leur porte-parole Serigne Cheikh Thiam.
 
Ces travailleurs, qui se sont rassemblés dans les locaux d’Expresso à Santhiaba, dénoncent des ‘’conditions précaires’’ de travail. ‘’Nous n’avons ni bulletins de salaires, ni contrats de travail formels encore moins des cotisations à l’IPRES. Nous percevons nos salaires via un réseau de transfert d’argent. Ce n’est pas normal’’, a-t-il dénoncé.
 
Les travailleurs de One to One, qui disent avoir saisi l’inspection régionale de travail de Ziguinchor sur la question, menacent de dérouler d’autres manifestations dans les prochains jours en vue de percevoir ‘’les arriérés de salaires et les autres droits afférents’’.
 
Contacté par l’APS, le directeur de One to One, Mame Amath Ngom dit Amich, parle d’un ‘’problème de malversations’’. ‘’Nous leur avons donné un stock qui est déjà épuisé, mais l’argent ne nous est pas retourné. Depuis lors, ils n’ont pas travaillé et ils demandent des salaires qui ne doivent être payés qu’après le travail. Par trois reprises, nous avons renouvelé le stock, mais ils (les travailleurs) ne nous retournent jamais l’argent’’, a accusé M. Ngom.
 
‘’Nous allons porter plainte contre ces gens-là et porter le différend en justice. Ils doivent nous donner de l’argent ou nous retourner le stock. Depuis, ils n’ont rien fait que de réclamer des salaires, alors qu’ils n’ont pas travaillé depuis tout ce temps’’, a poursuivi le directeur général de One to One.

MTN/ASG