Un acteur appelle à de meilleures pratiques de cogestion des ressources marines
APS
SENEGAL-AFRIQUE-PECHE

Un acteur appelle à de meilleures pratiques de cogestion des ressources marines

Dakar, 16 nov (APS) - Le secrétaire exécutif de l’Association africaine pour le développement de la pêche artisanale (ADEPA), Moussa Mbengue, a suggéré jeudi à Dakar l’adoption de meilleures pratiques de cogestion des ressources marines et côtières dans la zone d’intervention du programme GoWamer.
 
Il s’exprimait au cours d’un atelier sous régional de capitalisation des meilleures pratiques de cogestion des ressources marines et côtières dans l’écorégion WAMER, qui couvre sept pays : Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Cap-Vert, Mauritanie, Sierra Léone, Sénégal.
 
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme Go WAMER (gouvernance, politiques de gestion des ressources marines et réduction de la pauvreté dans l’écorégion WAMER).
 
L’objectif est d’améliorer la gouvernance et promouvoir l’adoption de bonnes pratiques en matière d’utilisation durable des ressources marines et côtières (…) dans une perspective de contribuer à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la sécurité alimentaire des communautés côtières de l’écorégion WAMER.
 
"La cogestion se trouve au cœur des politiques publiques des pêches des Etats, s’inscrit dans le cadre de la stratégie de réforme du secteur de la pêche et de l’aquaculture en Afrique initiée par l’Union africaine, mais aussi des directives volontaires pour une pêche artisanale de la FAO", a indiqué M. Mbengue. 
 
D’après lui, "ces instruments importants encouragent de meilleures pratiques de gestion durable de la pêche et du développement de l’aquaculture".
 
Le secrétaire exécutif de l’ADEPA a par ailleurs justifié la faible promotion de la cogestion dans l’espace WAMER par une insuffisance de compétences en cogestion des ressources marines et côtières des acteurs et parties prenantes en général et en particulier de la pêche artisanale. 
 
Moussa Mbengue a aussi fait part d’un appui insuffisant des Etats aux processus de cogestion, d’un déficit de stratégies de partage et de dissémination des bonnes pratiques de cogestion des ressources. 
 
Face à ces limites, a t- il fait valoir, "la cogestion des ressources marines et côtières est considérée aujourd’hui comme le mode de bonne gouvernance qui pourrait contribuer à une meilleure gestion des ressources halieutiques".

SBS/ASB/ASG