Accord de pêche sénégalo-mauritanien : des acteurs de Saint-Louis appellent à la vigilance
APS
SENEGAL-PECHE-PERSPECTIVES

Accord de pêche sénégalo-mauritanien : des acteurs de Saint-Louis appellent à la vigilance

Saint-Louis, 9 juil (APS) - Le Collectif pour la sauvegarde du littoral et de la pêche (CSLP) à Saint-Louis dit se féliciter de la signature d’un nouveau protocole d’accord de pêche liant le Sénégal et la Mauritanie et en appelle à la ’’vigilance’’ et à la ’’clairvoyance’’ des deux pays pour la préservation des acquis qu’il implique.

Dans un communiqué signé de son président, Ababacar Sène dit Mbaye Dièye, il dit exhorter les deux parties au respect des termes du protocole d’accord conclu mais aussi des lois et règlements des deux Etats.
 
De même, il "remercie les deux chefs d’Etat’’ sénégalais et mauritaniens, Macky Sall et Mohamed Ould Abdelaziz, ’’pour l’esprit de coopération et de renforcement des relations entre les deux peuples frères unis par les liens séculaires".
 
Selon le communiqué, le Collectif pour la sauvegarde du littoral et de la pêche à Saint-Louis salue "l’esprit de solidarité et de cordialité entre les différentes organisations de pêche, représentant l’ensemble des pêcheurs du Sénégal".

Il cite le regroupement des mareyeurs affréteurs, celui des sennes tournantes, des filets maillants dérivants de surface, ainsi que les organisations professionnelles de la Mauritanie.
 
Si l’on en croit le collectif, les relations entre pêcheurs sénégalais, de Guet Ndar en particulier, et ceux de Mauritanie, ne peuvent être "un terreau fertile d’illusionnistes", d’où la mise en garde du collectif contre "toute tentative de manipulation à des desseins politiques".



Ce protocole signé par le Sénégal et la Mauritanie contient plusieurs points, dont le principal est l’autorisation donnée aux pêcheurs sénégalais de se rendre dans les eaux mauritaniennes. Ils auront le droit d’y pêcher 50 000 tonnes de petits poissons pélagiques par an et d’utiliser 400 embarcations maximum.


Les Mauritaniens, en échange, toucheront quelque 6.000 francs CFA, pour une tonne de petits animaux pélagiques pêchés, selon la partie mauritanienne, essentiellement pour couvrir les frais de procédure de contrôle des quantités pêchées.

BD/BK