Production halieutique : les pays de l’UEMOA produisent 800.000 tonnes l’an, dont la moitié au Sénégal
APS
AFRIQUE-PECHE

Production halieutique : les pays de l’UEMOA produisent 800.000 tonnes l’an, dont la moitié au Sénégal

Saly-Portudal (Mbour), 7 mars (APS) – La production halieutique annuelle des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) tourne autour de 800.000 tonnes, une quantité dont la moitié environ est produite par le Sénégal, a indiqué mardi le ministre sénégalais de la Pêche, Oumar Guèye.

 
Environ 77% de la production des huit Etats membres de cette union monétaire sont destinés à la consommation des populations locales, a précisé M. Guèye lors d’un séminaire sur "la méthodologie de transposition des directives de l’UEMOA relatives au secteur de la pêche".
 
Au Sénégal, la production halieutique annuelle avoisine 400.000 tonnes, avec une consommation moyenne annuelle en poisson estimée à 29 kilogrammes par habitant, selon Oumar Guèye.
 
 
En 2016, la pêche a été le premier poste d’exportation de produits vers l’étranger pour le Sénégal, avec des recettes de l’ordre de 204,43 milliards de francs CFA, soit 14,63% des recettes d’exportation globales du pays, a-t-il indiqué.
 
Dans les pays de l’UEMOA, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, la pêche réalise des "performances modestes en termes d’accroissement de la productivité (…) malgré son important potentiel", a signalé M. Guèye.
 
"L’amélioration de ces performances nécessite une mise en œuvre d’actions concertées et coordonnées", a-t-il poursuivi, en louant les efforts fournis par la Commission de l’UEMOA en vue de l’harmonisation des politiques et législations de pêche de ses pays membres.
 
"Le secteur de la pêche occupe une place de choix dans les politiques de développement et les économies des Etats membres de l’UEMOA. Il contribue de manière significative à la croissance économique, à la sécurité alimentaire et à la nutrition", a ajouté Oumar Guèye.
 
Le séminaire prendra fin vendredi.

ADE/ESF/BK