Un programme prioritaire de lutte contre l’insécurité alimentaire mis en place
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Un programme prioritaire de lutte contre l’insécurité alimentaire mis en place


+++De l’envoyé spécial de l’APS : Assane Dème+++

Lomé (Togo), 23 nov (APS) - La Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) a élaboré un Programme prioritaire 2017-2019 pour la durabilité du secteur, la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire des communautés de pêche artisanale en Afrique. 




A travers ce programme, la CAOPA veut instaurer la bonne gouvernance interne des organisations professionnelles, améliorer la dynamique organisationnelle, de manière à prendre en compte les préoccupations des différents acteurs des chaînes de valeurs, a estimé Cherif Younouss Ndiaye, vice-président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM), une organisation sénégalaise membre de la CAOPA.


"Ce processus fondé sur une approche participative et de réalisations structurantes pourrait ouvrir une voie importante pour un meilleur partage des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux au sein des communautés de pêche artisanale africaines", a indiqué M. Ndiaye qui participait à la célébration de la journée mondiale de la pêche (JMP) qui s’est tenue à Lomé (Togo).


Selon lui, le plan d’actions y afférant propose une gamme de micro projets dont la réalisation constituera "un palliatif" aux difficultés majeures rencontrées par les professionnels de la pêche artisanale, en vue d’améliorer leurs conditions d’existence et les inscrire dans des dispositions qui promeuvent l’adoption de comportements qui favorisent l’instauration d’une dynamique de durabilité du secteur. 


"L’Afrique se caractérise par une forte dépendance humaine vis-à-vis de la pêche. Les pêcheries artisanales apportent une contribution essentielle aux moyens d’existence en particulier dans les zones côtières et sont un atout des pays africains face aux défis de développement durable", a souligné M. Ndiaye, technicien supérieur des pêches à la retraite, pour expliquer la nécessité de ce plan d’actions prioritaires.


D’après lui, les emplois créés par la pêche artisanale fournissent un revenu et des moyens de vie à des millions de familles, avec une contribution aux économies des pays africains. Il a ajouté que "la pêche artisanale stimule les économies locales, si elle est associée à des politiques de protection sociale et de promotion du bien-être des communautés côtières".


En Afrique, pour plus de 200 millions de personnes, le poisson est une source de protéines et de nutriments essentiels (acides gras, vitamines, sels minéraux) à bas prix.

La FAO estime que le poisson constitue en moyenne 22 % de la ration protéinique en Afrique subsaharienne. Cependant, dans les pays africains les plus pauvres, ce taux peut dépasser 50 %.


En dépit du fait qu’elle soit un filet de sécurité sociale des acteurs, de lutte contre la pauvreté et la sécurité alimentaire et le rôle important qu’elle joue au plan économique, social et culturel, la pêche artisanale africaine est confrontée à de nombreux défis.

Les politiques de développement des Etats d’Afrique en général n’ont pu l’impulser suffisamment pour lui permettre de contribuer efficacement au développement.


Consciente des problèmes du secteur, la CAOPA, à travers ce programme prioritaire, a pris l’initiative d’œuvrer aux côtés des gouvernements des pays membres, des institutions nationales et internationales, des ONG et autres partenaires au développement intervenant dans la pêche pour apporter des solutions idoines aux différents maux dont souffre la pêche artisanale en Afrique, en adéquation avec les instruments qui traduisent la volonté politique de réformer le secteurs des pêches notamment.


 


ADE/PON