Les usines de production de farine de poisson invitées à s’inspirer des bonnes pratiques environnementales
APS
SENEGAL-PECHE-PRODUCTION

Les usines de production de farine de poisson invitées à s’inspirer des bonnes pratiques environnementales

Mbour, 13 sept (APS) - Le directeur général de ‘’Sénégal protéines’’, Mansour Ndiaye, a invité mercredi les promoteurs d’usines de production de farine de poisson à s’inspirer des bonnes pratiques, à travers la mise en place d’un système de dépollution pour limiter les impacts environnementaux.
 

‘’Par rapport aux impacts directs environnementaux de ces usines, notamment les pollutions au niveau de l’atmosphère et des rejets de la mer, je pense qu’actuellement, la technologie est assez avancée. Et nous, à Sénégal protéines, nous avons un système de dépollution assez efficace comme ont eu à le constater les services de la Direction des pêches maritimes (DPM)’’, a-t-il lancé. 
 
Il prenait part au septième Forum de la pêche artisanale, organisé ce mercredi à Mbour (ouest) à l’initiative de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs maritimes (APRAPAM).
 
Il a expliqué sa présence à cette rencontre par le souci d’apporter ‘’quelques éclaircissements’’ sur les tenants et les aboutissants’’ de ces unités industrielles qui sont en train de proliférer au Sénégal depuis 10 ans. 
 
Il estime que ’’chacun’’ doit jouer ‘’sa partition’’ et réfléchir sur une solution qui arrange tout le monde. Il s’agit de ‘’préserver’’ la ressource halieutique, a-t-il déclaré, préconisant des études pour s’assurer que ces usines contribuent à baisser la ressource ou non.
 
‘’Sénégal protéines’’, qui fait partie des deux premières usines de production de farine de poisson, a été créée en 1976, par l’Etat du Sénégal sur la base d’un partenariat public-privé. Le but était de dépolluer, car des sociétés de traitement de poisson venaient d’être créées et il fallait trouver une solution pour transformer les déchets en farine, a-t-il expliqué. 
 
‘’Nous, nous ne récupérons pas les petits pélagiques pour en faire de la farine, mais plutôt les déchets des usines de transformation. Mais, c’est à partir de 2000 que des usines ont commencé à proliférer tout au long de la côte, exonérées de toutes taxes et qui sont contraintes d’exporter, au moins, 80% de leurs productions vers l’Europe et vers d’autres pays étrangers’’, a expliqué Mansour Ndiaye. 
 
D’après lui, ces sociétés sont tenues d’avoir un taux de protéines assez élevé et, pour ce faire, sont obligées d’avoir beaucoup de sardinelles dans leurs productions. Elles se disputent parfois le produit avec les femmes transformatrices et autres mareyeurs qui comptent sur le poisson pour faire vivre leurs familles, a-t-il fustigé.
 
Vu cette situation, estime Mansour Ndiaye, une réflexion doit être menée de façon à voir comment ces usines de production de farine de poisson peuvent faire pour que les populations environnantes puissent profiter de leur implantation. 
 
‘’Nous avons installé une pompe eau de mer qui récupère les odeurs qui auraient dû sortir pour les emmener en mer. C’est une pompe qui fonctionne normalement mais qui coûte cher et c’est ce qui, peut-être, décourage les gens à le faire’’, a dit Mansour Ndiaye. Il invite les promoteurs des unités de production de farine de poisson à profiter de cette expérience. 

ADE/ASG/OID