La valeur sociale de l’accord de pêche et d’aquaculture entre Dakar et Banjul mise en exergue
APS
SENEGAL-GAMBIE-PECHE

La valeur sociale de l’accord de pêche et d’aquaculture entre Dakar et Banjul mise en exergue

Dakar, 27 avr (APS) - La convention d’accord de pêche et d’aquaculture entre le Sénégal et la Gambie ’’est d’abord sociale’’ parce que permettant aux acteurs de disposer d’un autre espace pour pêcher en cas de besoins, a salué, vendredi à Dakar, Mamadou Goudiaby, directeur des Pêches maritimes.


’’La valeur de cet accord est d’abord sociale dans la mesure où elle permet aux acteurs de la pêche du Sénégal de pouvoir disposer d’un autre espace en cas de besoins’’, a souligné le directeur des Pêches maritimes en marge de la réunion du comité technique de suivi de l’accord de pêche et d’aquaculture entre le Sénégal et la Gambie.

’’Les bateaux qui ont pêché en Gambie comme au Sénégal ont des emplois, des équipages, des marins à bord. Ils font travailler beaucoup de mareyeurs et ils améliorent les revenus de ces personnes’’, a t-il ajouté.

M. Goudiaby a noté ’’un autre volet social dans cet accord car les bateaux qui débarquent au niveau de la Gambie ou du Sénégal doivent débarquer quatre tonnes au profit des institutions sociales (prisons, les hôpitaux, les villages SOS et autres structures identifiées) des deux pays’’.

La convention d’accord prévue pour 4 ans et le protocole d’une durée de deux ans ont été signés le 24 mars 2017 à Banjul.

La réunion du comité technique de suivi de l’accord de pêche et d’aquaculture ’’vise à faire le bilan en fonction des quotas alloués aux bateaux de pêche aussi bien au niveau du Sénégal que de la Gambie après un an de mise en oeuvre’’, a t-il expliqué.

Revenant sur le bilan, il a souligné : ’’On a constaté 4 thoniers sur un quota de 15 contre 2611 TJB (Tonneaux de Jauge Brut) sur un quota de 1300 pour les bateaux crevettiers’’.

Concernant les chalutiers poissonniers, il a ajouté : ’’Nous avons un taux de 931 TJB sur 1000 TJB. Pour les chalutiers de pêche profonde, nous n’avons pas utilisé le quota. Pour le quota des chalutiers pélagiques, on peut dire que nous l’avons pas utilisé’’.

Au niveau de la Gambie, a-t-il expliqué ’’seul le quota des bateaux poissonniers a été utilisé à hauteur de 50 %’’.

’’Cet accord renforce la coopération bilatérale entre nos deux pays. Des recommandations seront ainsi formulées pour son amélioration’’, a dit le directeur des pêches maritimes, Mamadou Goudiaby.

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