Yuji Moriya :
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SENEGAL-JAPON-EQUIPEMENTS

Yuji Moriya : "Les pirogues en fibre de verre vont favoriser la sécurité et l’hygiène"

Mbour, 19 oct (APS) - L’utilisation de pirogues en fibre de verre au Sénégal pourrait ‘’grandement’’ améliorer la sécurité et l’hygiène des opérations de pêche et aider à maintenir la fraîcheur des captures, estime Yuji Moriya, représentant-résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

‘’Le Projet d’étude de la promotion de la cogestion des pêcheries par le développement de la chaîne de valeur (PROVOCAL) a assisté la société japonaise Yamaha, dans une étude de faisabilité, financée par la JICA, pour la fabrication et la distribution de pirogues en fibre de verre au Sénégal’’, a-t-il dit.

Le représentant-résident de la JICA s’exprimait mardi, lors de la cérémonie d’inauguration des nouveaux quais de pêche de Pointe-Sarène et de Ngaparou, dans le département de Mbour (ouest).

‘’La JICA espère, bientôt, pouvoir démontrer et partager les résultats positifs de cette étude de faisabilité’’, a déclaré M. Moriya. Il a précisé que les différents projets initiés dans le cadre de la coopération entre son pays et le Sénégal se font dans une démarche ‘’efficace et efficiente’’.

Pour sa part, l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Takashi Kitahara, annonce que le prototype de cette pirogue, conçu spécialement pour le Sénégal, sera introduit à titre expérimental, à partir de ce mois d’octobre à Mbour. Il a fait remarquer que ‘’cette aide du japon est un symbole supplémentaire de l’amitié et de la solidarité entre nos deux pays et nos deux peuples’’.

Selon le diplomate japonais, la coopération pour le développement de la pêche est non seulement ‘’un outil’’ pour assurer la sécurité alimentaire au Sénégal, mais aussi ‘’un pilier important’’ pour la création d’emplois et de revenus ainsi que pour le développement de l’industrie.

De son côté, le directeur général de la Société des infrastructures et réparation navale (SIRN), Samba Ndiaye, indique que ce projet soutenu par la coopération japonaise, va permettre de remplacer les pirogues actuellement en activité et qui sont faites en bois.

‘’On est en phase d’expérimentation, mais si on arrive à faire 1.000 pirogues à fibre de verre par an, ce serait un excellent résultat. Le minimum que nous envisageons à partir des projections que nous avons élaborées lors des études, c’est que nous voudrions faire 600 pirogues par an’’, a-t-il expliqué, précisant que le parc piroguier du Sénégal est composé de 20 mille pirogues.

Selon le DG de la SIRN, les retombées de ce projet sont multiformes avec notamment un aspect sécuritaire non négligeable, puisqu’il s’agit de pirogues submersibles, bien équipées en termes de matériel de secours et de localisation des pêcheurs en mer.

D’après M. Ndiaye, ce genre d’embarcations contribuera aussi à la préservation de l’environnement dans un contexte de déforestation.

‘’Ce projet va surtout créer des emplois, puisque nous n’allons pas importer ces pirogues, mais il s’agira de transfert de technologie qui nécessite la création d’usines dans lesquelles vont travailler des Sénégalais’’, a dit Ndiaye.

ADE/ASG