L’ISS travaille pour une Afrique
APS
AFRIQUE-SECURITE

L’ISS travaille pour une Afrique "pacifique et prospère" (responsable)



Saly-Portudal (Mbour), 26 août (APS) – L’Institut d’études de sécurité (ISS), une organisation africaine qui a pour objectif de renforcer la sécurité humaine sur le continent, travaille pour une Afrique "pacifique et prospère" pour toutes les populations a indiqué, jeudi à Saly-Portudal (Mbour), Barthélémy Blédé, chercheur principal à l’ISS Dakar.

 


Pour y arriver, l’ISS, dont le siège est à Pretoria, en Afrique du Sud, met en œuvre sa vision à travers des recherches "indépendantes et reconnues", une
expertise conseil politique, des formations pratiques, de l’assistance technique et un renforcement des capacités, a soutenu M. Blédé.


 


Le chercheur principal intervenait au séminaire international sur le thème : "Sûreté et sécurité maritime dans le golfe de Guinée", initié par sa structure pour permettre aux autorités maritimes sénégalaises, aux délégués venus de la France, du Togo, du Bénin et autres organisations internationales et partenaires internationaux d’échanger sur des sujets d’intérêts communs.


"Dans le cadre de ses activités maritimes, l’ISS vise depuis quelques années à mieux comprendre les défis du golfe de Guinée et à formuler des recommandations", a dit M. Blédé.

Il a ajouté que son institution "conduit, à cet effet, des recherches dans les pays ciblés dont il partage les conclusions dans le cadre de discussions avec les principaux partenaires du secteur maritime dont il bénéficie également des expériences".


"Cette rencontre offre l’occasion aux structures maritimes sénégalaises de nous instruire sur la mise en œuvre de l’action de l’Etat en mer au Sénégal. C’est aussi le lieu pour les participants d’être sensibilisés sur les interconnexions de l’insécurité et du crime organisé dans le golfe de Guinée, avec des informations récentes des activités illicites dans le delta du Niger", a expliqué le chercheur principal de l’ISS.


Pour le directeur de la Protection et de la Surveillance des pêches (DPSP) du Sénégal, le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye, "une bonne coordination entre les différentes structures de contrôle et de surveillance des pêches dans les autres pays est essentielle pour une bonne réussite de l’action de l’Etat dans ce domaine".


Pour sa part, Serge Rinkel, expert de la commission européenne du crime organisé, a relevé que "la marine sénégalaise s’est beaucoup renforcée avec des efforts qui sont consentis dans une région ouest-africaine où il y a peu de surveillance".


"En ce qui concerne la coopération avec l’Union européenne, notamment dans le cadre du projet de renforcement des capacités pour la lutte contre l’insécurité maritime, on a créé à Abidjan un centre régional d’expertise et de surveillance maritime (CRESMAO) qui couvre jusqu’au Nigéria. Il y aussi le CRESMAC qui est à Pointe-Noire (Congo) qui couvre, pour l’Afrique centrale, jusqu’à la frontière entre le Nigéria et le Cameroun", a-t-il dit.

Dans la sous-région ouest-africaine, a poursuivi M. Rinkel, par ailleurs directeur pour l’Afrique de "Borderpol", il sera ouvert également un centre intermédiaire.

La sous-région est en train de s’équiper pour la création de ce centre qui pourrait être installé dans les îles du Cap-Vert et qui sera le centre le plus important, d’une efficacité sans commune mesure avec une rapidité d’intervention très performante pour intercepter les pirates, a indiqué M. Rinkel.


Cette initiative sera adossée sur un système de renseignement maritime cohérent.


 


ADE/PON