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AFRIQUE-PECHE-GENRE

Plaidoyer pour "une intégration équitable" du genre dans la mise en œuvre des directives volontaires


Mbour, 5 oct (APS) – Les femmes de l’Afrique francophone membres de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) ont plaidé, mercredi à Mbour (ouest), "une intégration équitable" notamment dans la mise en œuvre des directives volontaires pour une pêche artisanale durable, a constaté l’APS.




"Nous voulons que les communautés de pêche artisanale africaines soient renforcées par l’intégration des femmes dans tous les processus de décision sur l’avenir de la pêche" a souligné l’ivoirienne Micheline Dion Somplehi, coordonnatrice du programme "Femmes" de la CAOPA.


Elle participe à un atelier d’élaboration du "Guide du Genre" pour une mise en œuvre des directives volontaires pour une pêche artisanale durable, à l’initiative de la CAOPA. Plusieurs femmes venues d’horizons divers et de responsables de l’administration des pêches du Sénégal et de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP) prennent par à ces assises.


Ces directives volontaires visant à "assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté", ont été adoptées en 2014, après plusieurs années de lutte par les communautés de pêche artisanale et leurs organisations, y compris la CAOPA", a-t-elle précisé, ajoutant que ces directives constituent le premier document international qui vise à répondre aux préoccupations spécifiques de la pêche artisanale.


"Pour nous femmes membres de la CAOPA, tout comme pour les millions d’autres femmes de la pêche artisanale à travers le monde, nous notons une avancée significative parce que ces directives reconnaissent officiellement l’égalité entre homme et femme comme un élément fondamental du développement durable de la pêche artisanale", s’est réjouie Micheline Dion Somplehi.


La vulnérabilité et la marginalisation des femmes dans le secteur de la pêche artisanale est "obstacle au développement du secteur", à l’amélioration de la sécurité alimentaire et au bien-être des familles et des communautés de pêche artisanale, a-t-elle relevé, soulignant que pour les membres des communautés de pêche artisanale africaine, ces directives "clarifient" leurs droits et leurs responsabilités et nécessitent des efforts pour leur mise en œuvre, particulièrement de la part des gouvernements.


"Dans ce contexte, la première tâche pour nos communautés et nos représentations, c’est de demander à nos gouvernements de superviser la mise en œuvre effective des directives.


Toutefois, sans accord sur ce qu’on entend par pêche artisanale sur l’aire géographique concernée, leur mise en œuvre sera impossible, a indiqué la responsable de la CAOPA.


 


ADE/PON