Pont de Rosso : premier coup de pioche en janvier 2018 (gouverneur)
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SENEGAL-DEVELOPPEMENT-INFRASTRUCTURES

Pont de Rosso : premier coup de pioche en janvier 2018 (gouverneur)

Saint louis, 6 juil (APS) - Le gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aidara Niang, a annoncé jeudi le démarrage, en janvier 2018, des travaux de construction du pont de Rosso, à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie.
 
D’un coût de 57,6 milliards de francs CFA, ces travaux, qui sont financés notamment par l’Union européenne (UE), la Banque africaine de développement (BAD) et les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie, seront achevés en 2019, a-t-il indiqué.
 
S’exprimant lors d’un comité régional de développement (CRD), en présence des responsables de l’Ageroute, il a rappelé que la construction du pont ainsi que des voies d’accès est une nécessité et un vœu des populations du Sénégal et de la Mauritanie, qui sont deux peuples frères.
 
Il a insisté sur l’intégration et la cohésion de ces deux peuples, dont le projet va davantage renforcer les liens séculaires, tout en facilitant la circulation des personnes et des biens.
 
Il a annoncé qu’une commission sera mise en place pour l’indentification des emprises du projet, en vue de l’élaboration d’un document et de la collecte des personnes impactées.
 
Selon les responsables de l’Ageroute, le pont de Rosso, d’une longueur de 1,416 km et d’une largeur de 3 mètres, sera doté de 8 kilomètres de voies d’accès et aura une durée de 100 ans.
 
Lors du CRD, les représentants des villages impactés de Rosso et les services concernés par les travaux de construction du pont ont interpellé les responsables de l’Ageroute sur certaines difficultés liées à la libération des emprises et l’appropriation du projet par les populations.
 
Certains ont salué la construction de ce pont, en rappelant que les populations sont confrontées à d’énormes difficultés liées à la traversée du fleuve Sénégal, avec de longues files d’attente.
 
La réalisation d’un pont sur le fleuve Sénégal à Rosso permettra d’assurer de façon permanente le franchissement du fleuve Sénégal, et de jouer un rôle décisif dans le développement de l’interconnexion des réseaux routiers régionaux.
 
Ce pont constituera un maillon important de l’intégration et du développement des échanges entre les pays de l’Union du Maghreb Arabe, de l’Afrique de l’Ouest et probablement au - delà. 
 
Sa construction permettra de développer les activités de transport le long des corridors transafricains Tanger – Nouakchott – Dakar - Lagos et Alger – Nouakchott – Dakar et des routes d’interconnexions.
 

BD/ASG