Entretien des routes : les avantages de la méthode HIMO
APS
SENEGAL-INFRACSTRUCTURES

Entretien des routes : les avantages de la méthode HIMO

Dakar, 30 jan (APS) – Le Coordonnateur du PPDC (Projet Pôle de Développement de la Casamance) a souligné mercredi l’importance de la méthode Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) dans l’entretien des pistes rurales.

’’La HIMO (haute intensité de main d’œuvre) est une démarche qui vise à impliquer d’avantage les populations dans l’entretien des pistes pour retarder au mieux leur dégradation’’, a notamment dit Youssouf Badji lors d’un atelier sur le guide d’entretien des pistes rurales par la méthode HIMO.
 
Il a donné l’exemple des pistes faites par l’AGEROUTE en rapport avec les communes, dont Kolda (10km), Sédhiou (24km), Ziguinchor (15km).
 
’’La particularité de la méthode HIMO, c’est son opposition avec la méthode à haute intensité d’équipement (HIEC). Le HIEC nécessite des engins lourds alors que le HIMO c’est beaucoup plus de main d’œuvre avec un outillage léger’’, a t-il expliqué.
 
Selon lui, ’’la démarche de la méthode HIMO consiste d’abord à identifier des personnes de la population locale. Elle forme ces personnes aux techniques et leur donner l’outillage et les accompagne sur le terrain pour leur montrer le travail’’.
 
Parlant du PPDC, il a rappelé que c’est un projet qui ’’a pour vocation de relancer les activités au niveau de la Casamance et dans une approche intitulée chaine de valeur qui permet de prendre en charge un certain nombres d’aspects pour faciliter à la fois la production mais aussi l’accès aux marchés par tous les acteurs’’.
 
’’C’est dans ce cadre que ce projet a une composante importante accessibilité rurale qui traite à la fois des pistes et des systèmes de maintenance de pistes. Ce volet a été confié à la maitrise d’ouvrage déléguée de l’agéroute’’, a t-il expliqué.
 
L’AGEROUTE ’’a fait un travail remarquable dans l’exécution de cette composante qui consiste à la fois à réaliser 200km de pistes de traitement des points critiques sur un linéaire de 200km’’, selon Habibou Ciss, enseignant chercheur.

A cela s’ajoute ’’la conduite d’un projet pilote d’entretien des pistes utilisant la méthode à haute intensité de main d’œuvre et la mise en place d’un système qui permet la pérennité de cette méthode’’.
 
’’Nous sommes dans un pays où les ressources ne sont pas nombreuses et puis il y a un effort important de l’Etat en terme d’investissement pour assurer la mobilité des populations’’, a t-il souligné.
 
VS/OID/AKS