Un syndicaliste préconise un plan de relance de la SONACOS-SA
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SENEGAL–ECONOMIE

Un syndicaliste préconise un plan de relance de la SONACOS-SA


Diourbel, 26 avr (APS) – Le secrétaire général national des travailleurs des industries corps gras du Sénégal, Samuel Ndour a préconisé, mercredi à Diourbel, un plan de relance de la SONACOS-SA en vue de remettre la société sur les rails.
 
 
"Nous ne voulons pas entendre parler de reprivatisation pour le moment. La société est dans un très mauvais état et il faut la remettre sur les rails avant de la privatiser", a dit Samuel Ndour, venu à Diourbel pour s’enquérir de la situation de l’usine et des travailleurs.
 
M. Ndour a toutefois ajouté qu’il n’est pas contre la reprivatisation puisque le Sénégal a déjà signé les conventions avec les institutions de Breton Wood.
 
"[La relance] ne serait pas possible avec un déficit de la société estimée à 39 milliards de frs CFA, en 2016 et des installations vétustes", a-t-il indiqué. Le syndicaliste a déploré "les lenteurs" dans les procédures pour relancer la société.
 
"Quand les moyens seront en place, non seulement il faudra investir mais aussi embaucher tous ces journaliers qui sont là depuis des années", a-t-il encore indiqué.
 
Le secrétaire général de la section de Diourbel du syndicat, Tiémbaye Ndiaye, dit fonder "beaucoup d’espoir en l’avenir de la société". Il s’est réjoui de la réception des 16.000 tonnes de graines d’arachides à l’usine de Diourbel dont l’objectif initial était fixé à 25.000 tonnes.
 
A ce propos, il a dit que 100 jeunes venant pour la plupart de Diourbel ont été recrutés cette année. Il a ajouté que le fonds de restructuration devrait permettre d’améliorer la situation de la société.
 
Dans le cadre d’une recapitalisation, la Direction générale de la SONACOS-SA avait décidé de vendre une partie des terres (4, 6ha) pour un coût global estimé à 26 milliards de frs CFA.
 
Toutes les procédures ont été épuisées et l’adjudication provisoire a été faite.

Aux dernières nouvelles, une banque de la place aurait proposé des fonds à hauteur de 100 millions d’euros pour relancer cette usine et renoncer à la vente des terres.
 
"Cette option semble pour nous plus intéressante. Nous demandons à l’Etat qui doit se porter garant de faire vite pour la libération des fonds qui devront permettre à la SONACOS-SA de prendre son envol", a expliqué M .Ndiaye.


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