Rangold va finaliser les études de faisabilité du gisement de Massawa (Kédougou) en mi-2018 (PDG)
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Rangold va finaliser les études de faisabilité du gisement de Massawa (Kédougou) en mi-2018 (PDG)

Dakar, 22 juin (APS) - La société minière sud-africaine Rangold Ressources compte finaliser, avant mi 2018 au plus tard, l’étude de faisabilité du projet aurifère de Massawa, dans la région de Kédougou (sud-est).
 
"Nous sommes en train de terminer les études de faisabilité et nous allons prendre une décision finale en milieu 2018", a annoncé mercredi à Dakar son président-directeur général (PDG), Mark Bristow. 
 
Les réserves du projet de Massawa sont actuellement évaluées à "2,6 millions d’onces exploitables, ce qui est en-deçà des critères d’investissement de Rangold. Mais, les récentes découvertes du gisement de Sofia vont permettre de rentabiliser la mine de Massawa", a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse. 
 
Le PDG de Rangold est revenu en détail sur le potentiel aurifère de Massawa et les perspectives de fusion avec Sofia, un autre site situé dans la même zone, ce qui devrait faciliter leur exploitation.
 
"Le gisement de Sofia va aider Massawa à se développer", a soutenu Mark Bristow, dont la société dit miser sur la rentabilité de cette mine, afin que les populations locales puissent également en bénéficier, de même que le gouvernement sénégalais.
 
Le PDG de Rangold Ressources affirme que sa société, présente au Sénégal "depuis 1995’’, a conduit des investissements de l’ordre de ’’51 milliards de francs CFA’’ sans avoir extrait "aucun gramme d’or", sans compter d’autres moyens financiers mobilisés pour des actions sociales en faveur des populations locales, depuis 2010, selon Mark Bristow.
 
"Nous avons cru au Sénégal depuis 1995, nous avons travaillé avec tous les gouvernements (Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Macky Sall). Le projet aurifère Massawa montre notre persévérance de 22 ans", a souligné le PDG de Rangold. 
 
"Nous avons fait 22 ans au Sénégal, nous comptons rester 20 ans. Nous voulons trouver des gisements à long terme. Nous voulons avoir des gisements" dans l’exploitation desquels "tout le monde" va gagner, a ajouté Mark Bristow. 
 
Il a vanté le potentiel de la zone aurifère de Kédougou, qui peut selon lui devenir "de classe mondiale". 
 
BHC/BK/ASG