Organismes  de surveillance : un officiel déplore l’absence de coordination dans l’espace CEDEAO
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Organismes de surveillance : un officiel déplore l’absence de coordination dans l’espace CEDEAO

Dakar, 11 juin (APS) - Le secrétaire général du ministère du Développement industriel et de la Petite et Moyenne industrie, Adama Baye Racine Ndiaye, a déploré mardi l’absence de coordination entre les organismes de surveillance du marché dans l’espace CEDEAO, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
 
"Les organismes de surveillance du marché ne disposent pas d’un cadre d’échanges d’informations rapides entre eux pour le traitement des cas de non-conformité", a-t-il notamment indiqué.
 
Il s’exprimait ainsi à l’ouverture d’un atelier de validation des projets de documents relatifs à la procédure d’harmonisation des règlements techniques de la CEDEAO (ECOREG).
 
Selon lui, la pratique actuelle dans la surveillance du marché dans l’espace CEDEAO a d’autant plus besoin d’être améliorée que l’harmonisation des règlements techniques de la CEDEAO participe à la réalisation de l’intégration africaine.
 
A cet égard, il a rappelé que la mise en œuvre des règlements techniques au niveau de la CEDEAO incombe aux structures nationales en charge des contrôles officiels.
 
A ce sujet, le représentant résident de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), Christophe Yvetot, a regretté que malgré l’existence d’un "grand potentiel" de création d’emplois, la région africaine reste très tournée vers l’extérieur.
 
Selon lui, en dépit de la circulation des produits dans toute la sous-région, il est important pour son développement de dépasser des marchés qui sont "parfois un peu cloisonnés pour parvenir à une libre circulation des produits et augmenter le commerce intra-régional".
 
"Donc, si on met en place l’harmonisation des réglementations techniques des produits, il y aura comme une sorte de visa qui leur permettra de circuler dans toute la région sans entrave", a estimé Yvetot.
 
Il a souligné la nécessité de "placer beaucoup d’attention sur la délivrance des visas et faire en sorte que ce soit les normes et les réglementations techniques les plus exigeantes qui soient mises en place pour la protection des consommateurs".
 
Le premier conseiller à la délégation de l’Union européenne au Sénégal, Clémens Schroeter, a rappelé que la mise en place d’une politique qualité "est bien l’affaire de tous". 
 
A ce propos, il a assuré que l’Union européenne poursuivra, aux côtés de tous les acteurs, son engagement à relever les nombreux défis d’un développement industriel inclusif et durable, notamment ceux liés à la qualité et la protection des consommateurs. 
 
’’C’est une condition indispensable pour la compétitivité et l’innovation, pour le progrès technique et technologique, afin que le commerce et l’investissement fleurissent", a-t-il fait valoir, ajoutant que cela permet aux consommateurs de bénéficier des normes de santé et de sécurité appropriées. 

LTF/ASG/BK