Les activités extractives impactent sur les droits humains (CNDH)
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Les activités extractives impactent sur les droits humains (CNDH)

Saly-Portudal (Mbour), 19 avr (APS) – Les activités liées aux industries extractives ont un impact sur les droits humains a indiqué, jeudi à Saly-Portudal (Mbour), le président du Comité sénégalais des droits humains (CNDH), Me Pape Sène.
 

 
"Les activités liées aux industries extractives ont un impact sur les droits humains par conséquent il est nécessaire de doter les acteurs sur le terrain d’outils et d’instruments juridiques leur permettant de porter le combat de la protection des droits de l’homme dans le secteur extractif" a dit Me Sène.
 
"Pour permettre aux relais communautaires des régions impactées de pouvoir mieux porter le combat de la protection des droits humains dans le secteur extractif, on a jugé utile de leur permettre de disposer d’instruments juridiques, tels que les principes directeurs des Nations-Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, des directives communautaires de la (CEDEAO), ainsi que l’arsenal juridique national que nous avons" a-t-il soutenu.
 
Me Sène s’exprimait à l’ouverture d’un atelier de formation des formateurs sur le programme promotion des instruments juridiques de protection des droits humains dans le secteur extractif, qui est dans sa deuxième phase d’exécution.
 
Cet atelier est organisé par le CSDH, en partenariat avec l’ONG OXFAM. La première phase de ce programme avait permis de renforcer les capacités des membres de l’Observatoire national pour le respect des droits humains dans le secteur extractif (ONRDH-SE).
 
"A l’issue de cet atelier de trois jours (du 19 au 21 avril), les participants auront une plus grande connaissance de l’impact des activités extractives sur les droits de l’homme, se familiarisant avec les principaux instruments de protection des droits humains et les mécanismes de recours contre les entreprises mises en cause ainsi que les techniques de sensibilisation et de communication", a encore dit Me Pape Sène.
 
De son côté, le coordonnateur régional du Forum civil à Thiès (centre), Abdoul Aziz Diop, membre de l’ONRDH-SE, a regretté que le peuple à qui appartiennent les ressources naturelles appartiennent "n’a pas accès à la bonne information".

Il fait noter qu’"un citoyen bien informé devient un citoyen actif et responsable, qui exerce ses droits et ses droits. Mais, s’il est mal informé, il devient un sujet".
 
"Aujourd’hui, les communautés vivent les externalités négatives en termes de sous-emploi, d’impact environnement, de dégradation de l’environnement, entre autres impacts, avec des retombées très infimes", a déploré Abdoul Aziz Diop, également membre de la coalition "Publier ce que vous payez !".
 
A l’en croire, les fonds de péréquation pour les collectivités locales sont constitués de 20% des redevances et droits fixes qui "n’ont pas été reversées depuis 2010".
 
 
 
ADE/PON