Aly Saleh Diop : ’’Le niveau d’approvisionnement du pays en moutons est correct
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SENEGAL-TABASKI-PREPARATIFS

Aly Saleh Diop : ’’Le niveau d’approvisionnement du pays en moutons est correct"

Mbacké, 9 juil (APS) - Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aly Saleh Diop, a jugé vendredi "correct" le niveau d’approvisionnement du Sénégal en moutons, à 80% des objectifs fixés cette année pour les besoins de la fête de l’Aïd-el-kébir, qui devrait être célébrée dans la période du 20 au 22 juillet.

"Le niveau d’approvisionnement du pays est très correct. Aujourd’hui, à jour-j moins 13, on a un niveau d’approvisionnement qui est presque à 80% de ce qui est attendu", a-t-il dit au terme d’une tournée dans le département de Mbacké.
 
Le ministre de l’Elevage a visité deux marchés à bétail à Ndindy et Keur Kab pour apprécier le niveau d’approvisionnement du pays en moutons de Tabaski.
 
Il assure la semaine prochaine "l’essentiel du troupeau sera là", avant d’ajouter : "Nous allons vers des records. Nous exhortons les Sénégalais à acheter ce qu’il y a. Les prix sont très bons, la qualité des moutons est très bonne".
 
Mais pour le moment, constate Aly Saleh Diop, "ce n’est pas le grand rush du côté des consommateurs qui attendent toujours pour acheter un bélier". 
 
"À l’heure actuelle, le niveau d’approvisionnement est bon, les prix également’’, entre 80 mille et 130 mille FCFA, selon le ministre de l’Elevage et des Productions animales. 
 
"Il y a effectivement des moutons qui coûtent 500 mille, 600 mille et cela on le voit partout. Cela confirme la largesse de la fourchette des prix", a ajouté Aly Saleh Diop.
 
"L’Etat a joué sa partition, les opérateurs sont allés prendre des crédits dans les systèmes bancaires pour la commercialisation de beaux sujets. Il reste maintenant aux Sénégalais, aux consommateurs de venir" acheter leur mouton, a souligné le ministre.
 
Il a magnifié la particularité des deux sites de Ndindy et Keur Kab, qui proposent des moutons provenant de la production locale.
 
"Il n’y a pas de sujet qui viennent des autres pays, a-t-il relevé. Tout ceci est à l’honneur des éleveurs sénégalais, et c’est pour moi une occasion de les encourager dans cette direction, surtout si l’on sait que nous sommes à côté de la ville de Touba où le niveau de consommation est très important".
 
A Ndindy, première étape de la visite du ministre de l’Elevage, l’adjoint au maire de Touba, El Hadji Ndiaye, a signalé le manque de vétérinaire dans ce foirail considéré comme l’un des plus grands de la localité en raison notamment de sa proximité avec Dahra Djoloff, un département dédié à l’élevage par excellence.
 
"Nous voulons que ce foirail fonctionne correctement. Nous voulons aussi un abattoir et un vétérinaire pour assister les services de l’abattoir", a-t-il dit en s’adressant au ministre de l’Elevage.
 
L’alimentation correcte du foirail reste également une préoccupation pour les responsables de ces foirails qui sollicitent l’aide des pouvoirs publics.
 
"Il y a de l’eau, mais ce n’est pas suffisant. Ils ont demandé de les accompagner pour pouvoir augmenter le diamètre des tuyaux. Nous leur avons dit que dans le cadre d’un projet, nous avons prévu la construction d’un forage", a assuré le ministre de l’Elevage et des Productions animales.

FD/BK/ASG