Opération Tabaski : un responsable du Champ de courses déplore des manquements dans les commodités
APS
SENEGAL-ELEVAGE-BILAN

Opération Tabaski : un responsable du Champ de courses déplore des manquements dans les commodités

Thiès, 22 juil (APS) - Le secrétaire général du point de vente de moutons du Champ de courses de Thiès a déploré, jeudi, quelques manquements dans la mise en place de commodités permettant d’assurer de bonnes conditions de travail sur ce site, à l’approche de la Tabaski.
 
Cheikh Omar Dème a jugé ‘’tardive’’ l’alimentation du site en électricité, intervenue selon lui, lundi, à trois jours de la Tabaski. 
 
Cette année, tout comme l’année dernière, les citernes d’eau qui étaient mobilisées, ne sont pas venues, obligeant les vendeurs de moutons à acheter de l’eau, a-t-il aussi déploré.
 
L’éleveur qui fait partie de ceux qui s’activent en permanence dans l’achat et la vente de moutons au niveau du Champ de courses, a signalé aussi le manque de toilettes mobiles, les seuls édicules existants ayant été réalisés par les éleveurs.
 
Une vendeuse à la sauvette qui était partie faire ses besoins dans l’enceinte de cette infrastructure dédiée aux courses hippiques, avait été agressée, a-t-il dit.
 
Evoquant la récurrente question de la construction d’un foirail pour la ville de Thiès, il a lancé : ‘’nous en appelons au Président de la République et au ministre de l’Elevage pour nous trouver un foirail digne de ce nom, d’ici l’année prochaine’’.
 
L’idéal, selon lui, serait de l’avoir sur l’axe qui mène à Keur Mor Ndiaye, sur un site accessible par rapport à l’abattoir. 
 
L’espace faisant office du plus grand foirail de Thiès est trop étroit, pour contenir tout ce beau monde à l’approche de la Tabaski, a-t-il dit. 
 
L’année dernière, un berger avait été tué par une voiture, en tentant de rattraper ses bêtes, qui traversaient la rue qui sépare le point de vente en deux. 
 
Le financement est aussi un autre casse-tête pour la centaine de jeunes travaillant toute l’année dans ce point de vente, par rapport auquel ils souhaiteraient être appuyés. 
 
Le responsable soutient que les défauts de paiement des crédits pour l’opération Tabaski, tant décriés par l’autorité administrative et les institutions bancaires, ne sont pas le fait d’éleveurs professionnels, mais d’opérateurs occasionnels, qui se lancent dans le créneau, juste pour la période d’avant Tabaski.

ADI/ASG