Péripneumonie contagieuse bovine : Le combat n’est pas totalement gagné (ministre)
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SENEGAL-ELEVAGE-SANTE

Péripneumonie contagieuse bovine : Le combat n’est pas totalement gagné (ministre)

Saly-Portudal (Mbour), 12 mai (APS) – Le réapparition de la péripneumonie contagieuse bovine montre que "le combat n’est jamais gagné", a reconnu samedi à Saly-Portudal (ouest), la ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye.
 
"La réapparition de la péripneumonie contagieuse bovine, après plusieurs décennies d’absence, la résurgence de maladies émergentes et réémergentes comme la grippe aviaire et la fièvre hémorragique à virus Ebola, entre autres, montrent que le combat n’est jamais gagné à priori et que les défis à relever sont constants", a-t-elle notamment indiqué.
 
Présidant le démarrage des travaux de l’assemblée générale ordinaire de l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal, Aminata Mbengue Ndiaye a relevé qu’avec l’action des vétérinaires, il n’y a aucun doute que les défis qui se posent à la profession, au développement de l’élevage pourront être relevés.
 
"La situation sanitaire du cheptel bien maîtrisée actuellement, était dans le temps, une grande préoccupation des éleveurs et des pouvoirs publics", a-t-elle souligné. Selon elle, la place prépondérante des vétérinaires dans la contribution du secteur de l’élevage à la réalisation des objectifs majeurs du Plan Sénégal émergent (PSE).
 
Elle a dit comprendre que pour "assurer efficacement" ses rôles, le docteur vétérinaire, partout où il sert, doit, dans l’exercice de son métier, faire preuve de disponibilité, de dévouement, de civilité, de courtoisie, de professionnalisme, compte tenu de la diversité de ses interlocuteurs, des différences de perception et de niveau de formation et d’organisation des acteurs.
 
La ministre de l’Elevage et des Productions animales encourage le Conseil de l’Ordre des docteurs vétérinaires "plus étroitement" avec la Direction des services vétérinaires, pour trouver des "solutions pertinentes" aux problèmes d’irrégularités souvent posées, dans le respect strict des dispositions réglementaires et des normes internationales en vigueur.
 
"S’agissant de la différence de traitement entre les docteurs vétérinaires fonctionnaires par rapport à leurs collègues de la santé humaine, vécue à juste raison comme une injustice, j’ai déjà posé le problème à qui de droit et je suis régulièrement l’évolution du dossier", a-t-elle rassuré.
 
Pour les privés, qui du reste sont impliqués dans toutes les activités de son ministère, elle reste "ouverte" à toutes leurs préoccupations allant dans le sens du renforcement de l’exercice de leur profession, pour le développement de l’élevage et la promotion socioéconomique des secteurs.

ADE/ASB