Invite à une vaccination correcte du cheptel
APS
SENEGAL-ELEVAGE-SANTE

Invite à une vaccination correcte du cheptel

Saly-Portudal (Mbour), 26 jan (APS) – La vaccination correcte du cheptel et la surveillance épidémiologique permettent au secteur de l’élevage de contribuer "pleinement" à la sécurité sanitaire et alimentaire des populations, a soutenu, jeudi à Saly-Portudal (Mbour), le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye.

 
 
"Pour mettre notre cheptel à l’abri des maladies endémiques et émergentes, l’adoption d’une nouvelle stratégie d’intervention est devenue une impérieuse nécessité" a-t-elle estimé à l’ouverture d’un atelier sur le bilan de la campagne nationale de vaccination du cheptel pour l’exercice 2016 et la préparation de celle de 2017.

Une mission de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) effectuée du 12 au 25 novembre dernier a noté "une nette progression" par rapport à 2008 sur la santé animale et une "dynamique positive" sur beaucoup de compétences critiques au Sénégal, a dit Aminata Mbengue Ndiaye

C’est pourquoi, a-t-elle fait remarquer, "il s’agira de consolider les acquis et de combler progressivement les insuffisances".

"Cet atelier-bilan constitue un cadre approprié pour réfléchir sur les voies et moyens de renforcer la protection sanitaire de notre cheptel" a soutenu le ministre de l’Elevage et des Productions animales.

"La reprise de la vaccination de masse contre la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB) depuis 2016, suite à sa réapparition en 2012, montre que la lutte contre les maladies animales n’est jamais définitivement gagnée et que la vigilance doit être permanente" a dit Aminata Mbengue Ndiaye.

Selon elle, "l’enquête nationale réalisée en 2015 sur la prévalence de la PPCB avait montré une large dispersion de la maladie avec 13 régions touchées sur les 14 avec une séroprévalence de 4,49% au niveau individuel et 32% au niveau des troupeaux".

Ces indicateurs épidémiologiques ont motivé la reprise de la vaccination de masse contre la PPCB a expliqué Aminata Mbengue Ndiaye, relevant que le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) va appuyer les pays qu’il couvre du fait du caractère transfrontalier de la maladie.

Cette vaccination est d’autant primordiale que "les bovins et notamment les ovins, les caprins, les porcins et les volailles, en raison de leur court cycle de production, offrent de réelles possibilités de réponses à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté, si les contraintes sanitaires sont levées" a souligné Aminata Mbengue Ndiaye.


ADE/PON/MKB