La chèvre rousse s’adapte bien à l’environnement du Sénégal, selon un enseignant de l’ENSA
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SENEGAL-ELEVAGE

La chèvre rousse s’adapte bien à l’environnement du Sénégal, selon un enseignant de l’ENSA

Thiès, 26 oct (APS) - La trentaine de chèvres rousses de Maradi du Niger accueillie en avril dernier à l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (ENSA) de Thiès "s’adapte et se comporte bien" au Sénégal, a dit, mercredi à Thiès, le chef du département production animale de l’institution, Mamadou Tandian Diaw.
 
 
M. Diaw s’exprimait lors d’une visite à l’ENSA (Thiès) de la délégation de la 10ème mission conjointe d’appui Banque mondiale/Etat du Sénégal à la mise en œuvre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (PPAAO/WAAPP) phase 2 et du financement additionnel. 
 
La chèvre rousse a été introduite au Sénégal par le Fonds national de développement agro-Sylvo-pastoral (FNDASP), l’agence d’exécution du PPAAO/WAAPP, chargée du volet transfert régional de technologies.
 
Dès son arrivée au Sénégal, elle a été confiée à l’ENSA pour assurer la préservation "du noyau génétique" de cette race dont "la prolixité et la peau très recherchée" font d’elle un animal de qualité, selon le directeur scientifique de l’Institut de recherche agricole du Sénégal (ISRA), El Hadji Traoré.
 
"Après cette première phase de 700 chèvres distribuées aux producteurs, on avait peur que le sang de cette race soit dilué et on avait retenu avec FNDAPS d’initier une autre étape où il sera question d’assurer la pureté du sang", a expliqué l’enseignant. 
 
C’est dans ce cadre, poursuit M. Diaw, que l’ENSA a accueilli au mois d‘avril trente sujets dont 20 femelles et 10 mâles qui sont en stabulation et se comportent bien.
 
"On a enregistré quelques naissances et des morts nés. Le programme sanitaire se poursuit correctement. Ce sont des animaux qui s’adaptent très ben à notre climat", a-t-il dit.
 
Les chèvres rousses sont installées dans un grand enclos et font leur va et vient. Elles semblent être à l’aise, avec leurs nouveaux nés, dans leur environnement artificiel.
 
Auparavant, la délégation a visité l’amphithéâtre de 200 places réalisé à hauteur de près de 200 millions CFA à l’ENSA et les chantiers de la ferme semencière de Thiès où les travaux de construction n’ont pas évolué depuis mai dernier. 
 

SK/PON