L’apport de la recherche dans le développement du pastoralisme mis en exergue
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SENEGAL-ELEVAGE-SCIENCE

L’apport de la recherche dans le développement du pastoralisme mis en exergue

Dakar, 13 fév (APS) - La recherche menée pour aboutir à la compréhension du fonctionnement des systèmes pastoraux et leur suivi aide les acteurs de développement à concevoir des politiques adaptées au pastoralisme, a indiqué, le directeur général de l’Institut sénégalais de la recherche agronomique (ISRA), Alioune Fall.
 
M. Fall intervenait mardi, à Dakar, au cours d’une réunion du 9ème conseil scientifique et administratif du Groupement d’intérêt scientifique du pôle pastoralisme et zones sèches (GIS-PPZS). 
 
"La recherche aide également à résoudre les conflits entre les pastoraux et les agriculteurs, deux entités inséparables. C’est en ce sens que la recherche développée permet de délimiter des zones de partage. Il faut faire en sorte que les acteurs puissent être ensemble autour de ces unités pastorales", a expliqué le président du GIS. 
 
De même, la recherche permet de contribuer à renforcer les unités pastorales pour une cohabitation entre ces deux acteurs. 
 
"Il faut qu’ils soient ensemble pour déterminer les zones d’élevage, de culture, entre autres, en vue d’un accord autour du foncier pour chaque zone", selon Alioune Fall. A ce propos, des cartes sont élaborées pour délimiter des zones d’agriculture à priorité agricole et aussi à priorité d’élevage, a-t-il souligné. 
 
"Nous travaillons dans la coexistence des acteurs dont la recherche a toujours joué un rôle important à travers la production de fourrage", a fait observer le scientifique. D’autre part, a-t-il indiqué, le groupement d’intérêt scientifique (GIS) du pôle pastoralisme en zones sèches affiche un bilan positif dans la mesure où diverses choses ont été réalisées dans la stratégie de résilience des exploitations familiales. 
 
"Les dotations en aliment de bétail du ministère de l’Elevage sont faites sur la base de la recherche. C’est ainsi que nous lui demandons d’actionner des leviers qui permettent à ces animaux de traverser des périodes difficiles", a suggéré le directeur de l’ISRA. 
 
"Ces partitions dans le temps contribuent à développer des stratégies, a-t-il dit. Ainsi, la recherche a beaucoup donné pour que l’on s’adapte aux changements climatiques."
 
A cet effet, "nous devons anticiper en développant tout de suite des alertes pour faire face aux périodes dures pour l’élevage qui constitue une épargne pour le monde rural", a déclaré Alioune Fall. 
 
Oumar Sarr, le directeur administratif et financier du Centre de suivi écologique (CSE), a de son côté souligné que la recherche permet actuellement de soutenir l’élaboration de politiques foncières novatrices adaptées à la fois aux réalités culturelles localisées et aux exigences de développement économique. 
 
Avec l’avènement en 2001 du pôle pastoralisme et zones sèches, des acquis "importants" ont été notés, notamment la contribution significative et soutenue depuis des décennies de partenaires tels que la FAO et l’Organisation internationale de l’élevage (OIE), a fait savoir M. Fall, par ailleurs, président du groupement d’intérêt scientifique. 
 
C’est également à la suite des activités de recherche du pôle que de grandes initiatives comme le projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) ont été mises en place en 2013. 
 
"Les efforts déployés par le pôle à travers son implication dans plusieurs thématiques lui ont permis de contribuer à l’évaluation de la vulnérabilité et des capacités d’adaptation des systèmes pastoraux subsahariens face aux irrégularités et aux incertitudes écologiques et économiques", a fait remarquer Oumar Sarr.

SBS/ASB/ASG