300 bio-digesteurs pour Kaffrine
APS
SENEGAL-SOCIETE-ENVIRONNEMENT

300 bio-digesteurs pour Kaffrine "d’ici 2019" (coordonnateur PNB)


Kaffrine, 05 oct (APS) - La région de Kaffrine va bénéficier de "300 bio-digesteurs d’ici 2019", ce qui induirait une production projetée de 15 000 tonnes d’engrais organique par an, a annoncé, mercredi, le coordonnateur national du Programme national de biogaz domestique (PNB) du Sénégal, Matar Sylla.
 
Ce bio-engrais appliqué dans la région devrait permettre "de meilleurs rendements agricoles", a-t-il déclaré au cours d’un comité régional de développement (CRD) dédié au lancement des activités du PNB dans cette région du centre du Sénégal.
 
Cette initiative est conduite en partenariat avec le Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine (PASA-Lou-Ma-Kaf).
 
Les gains attendus de l’introduction de cet engrais organique devraient faire passer les moyennes de productions de mil de 800 kilogrammes à l’hectare à 2 tonnes, contre 3 à 6 tonnes à l’hectare pour celles de maïs, a indiqué Matar Sylla.
 
"Un bio-digesteur installé dans la région de Kaffrine qui produit 2,5 mètres cubes de biogaz par jour, cela correspondrait sur l’utilisation annuelle à 6 tonnes de bois remplacées à peu près, et pour les besoins énergétiques de 100 ménages, avec le bio-digesteur, c’est à peu près 600 tonnes de bois préservées", a-t-il relevé.
 
"Donc, ce combustible permet de préserver les forêts", a retenu le coordonnateur du Programme national de biogaz domestique du Sénégal.
 
Selon M. Sylla, le gouvernement du Sénégal mise sur ce programme déroulé à travers le ministère de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, pour contribuer au bien-être des populations.
 
De même, a-t-il ajouté, les pouvoirs publics visent par ce biais la sécurité alimentaire et l’amélioration des conditions de vie de certaines catégories de la population, dont les femmes, notamment via des créations d’emplois.
 
D’après Matar Sylla, cette phase étape de la mise en œuvre du Programme national de biogaz domestique du Sénégal correspond à "une phase de dissémination à grande échelle".
 
"Nous voudrions toucher le maximum de populations en milieu
rural où la prédominance de l’utilisation du bois dans les secteurs du combustible domestique fait qu’il est urgent de trouver une solution de substitution (...)’’, a-t-il déclaré.
 
Le biogaz constitue, dans cette perspective, "une solution très favorable pour nos régions dont Kaffrine qui à un fort potentiel d’élevage et d’agriculture", a fait valoir M. Sylla.
 
Le coordonnateur du PASA Lou-ma-kaf à Kaffrine, Abdou Niang Thiam, s’est réjoui de l’arrivée de ce programme à Kaffrine, soulignant que le partenariat avec le Programme national de biogaz devrait contribuer à l’atteinte des objectifs fixés dans cette région dans le domaine de la sécurité alimentaire.
 
Il devrait, dans le même temps, participer à l’allégement des travaux domestiques, a-t-il conclu.
 
Le Programme national de biogaz domestique du Sénégal, financé par l’Union européenne (UE) et l’Etat du Sénégal, à hauteur de 12 milliards de frs CFA, couvre la période 2015-2019.
 
 
 

AB/BK