Plaidoyer pour l’érection du CICES en Agence
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SENEGAL-ECONOMIE

Plaidoyer pour l’érection du CICES en Agence

Dakar, 21 déc (APS) - Le consultant sénégalais en géopolitique et géo-économie, Siré Sy a plaidé, jeudi, l’érection du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) en Agence nationale des foires et expositions au service de l’économie.
 

"Aujourd’hui, avec l’avènement de Diamniadio où le gouvernement du Sénégal est entrain d’ériger, un espace qui sera dédié aux foires et expositions, ce serait le moment opportun d’ériger le CICES en une sorte d’agence nationale des foires et expositions", a-t-il dit à l’APS.
 
Le consultant Siré Sy a été choisi pour animer la grande conférence de la 26e édition de la Foire internationale de Dakar axée sur le thème : "Rôle et place des foires et expositions dans le développement économique et social".
 
A l’en croire, la mutation du CICES s’expliquerait par d’abord le contexte de l’Acte 3 de la décentralisation où "l’essentiel de l’activité économique devra se passer au niveau des terroirs".

Ciré Sy a laissé entendre que la future Agence "pourra permettre de créer dans les régions ou pôles régionaux, ce qu’on pourrait appeler des parcs régionaux des foires et expositions afin que les périphériques qui ont énormément de potentiels, ne convergent plus vers le centre".
 
La deuxième raison est relative à la globalisation, a indiqué M. Sy, convaincu que "dans ce contexte, la compétition ne se passe pas seulement au niveau local, mais également international".
 
"L’Agence qui sera alors mise en place pour tous les services publics et parapublics, pourrait être le bras technique en matière de logistique, d’écosystème et d’organisation matérielle", a-t-il argumenté.
 
Siré Sy est également d’avis que "la compétition mondiale, à l’image de la globalisation, est à la fois totalité et morcellement" et cela exige, dit-il, "de nous une double présence ici et là-bas". 
 
"Pour cela il faut avoir une sorte d’agence qui va tracer un peu le sillon pour que les entreprises, les services, nos biens et les produits, puissent prendre la tangente pour aller compétir avec les économies africaines et internationales" a soutenu le consultant. 
 
Pour ce conférencier, "cette réforme est plus que d’actualité car le CICES n’a pas beaucoup évolué du point de vue institutionnel, depuis sa création en 1974, c’est-à-dire en 43 ans d’existence".
 

MK/PON