Les échanges entre Dakar et Libreville estimés à
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SENEGAL-GABON-COMMERCE

Les échanges entre Dakar et Libreville estimés à "plus de 79 milliards de francs CFA" entre 2008 et 2014

Dakar, 10 jan (APS) – Le volume des échanges commerciaux entre le Gabon et le Sénégal, durant la période 2008-2014, est estimé à "plus de 79 milliards de francs CFA, soit une moyenne annuelle de plus de 15 milliards de francs CFA", a indiqué Michel Régis Onanga Mamadou Ndiaye, l’ambassadeur à Dakar de ce pays d’Afrique centrale.



"En valeur absolue, le volume des échanges entre le Gabon et le Sénégal sur la période 2008-2014 s’élève à 79 milliards 602 millions 905 mille francs, soit une moyenne annuelle de 15 milliards 920 millions de francs CFA", a dit M. Ndiaye, invité de la rédaction de l’APS.

"Même si l’analyse de ces données laisse entrevoir une faiblesse des échanges commerciaux entre les deux pays, il est à noter que la balance commerciale est en faveur du Gabon", a-t-il précisé.

Selon Régis Onanga Mamadou Ndiaye, le volume des échanges commerciaux entre le Gabon et le Sénégal est l’un des plus importants que ce pays d’Afrique centrale entretient avec les Etats africains en général, et les pays de la zone franc en particulier.

Le Gabon veut susciter davantage d’intérêt chez les Sénégalais pour les produits d’exportation gabonais et faire en sorte que les relations économiques et commerciales entre les deux pays soient fondées sur "un partenariat mutuellement bénéfique", a-t-il dit.

"En 2015, la balance commerciale entre les deux pays est estimée à 21 %. Les importations du Sénégal sont de l’ordre de 50,60 %, contre 28,62 % pour les exportations" vers le Gabon, a précisé M. Ndiaye.

Michel Régis Onanga Mamadou Ndiaye dit souhaiter le renforcement de la coopération entre les chambres de commerce du Sénégal et celles du Gabon, afin de donner plus de visibilité aux échanges commerciaux entre les deux pays.

"Les commerçants vivant au Gabon ou ceux vivant au Sénégal ne vous diront peut-être pas leur gain, et cela reste toujours dans l’informel. Donc, la collaboration des deux chambres de commerce peut y remédier", a-t-il ajouté.

ASB/ESF