L’Afrique, une
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L’Afrique, une "chance" pour un monde marqué par des conflits commerciaux, (industriel chinois)

De l’envoyé spécial de l’APS : Alioune Diouf
 
Shunde (Chine), 27 sept (APS) - Les entreprises chinoises doivent adopter un "nouveau concept" pour conquérir le marché africain, qui est une "chance" pour un monde marqué par des conflits commerciaux, a indiqué jeudi, le président du groupe Galanz, une grande entreprise spécialisée dans du matériel électroménager.
 
Leung Xiu Yin faisait cette analyse, en recevant des journalistes africains qui visitaient sa compagnie, à Shunde, un district de la commune de Foshan, dans la province Sud de Guangdong.
 
C’est dans le cadre d’une tournée inscrite au programme d’un atelier organisé par le Réseau des médias de l’initiative "La Ceinture et la route" (BRNN, sigle en anglais).
 
L’idée lancée en 2013 par le président chinois Xi Jing Ping, vise à connecter la Chine aux autres parties du monde pour faciliter les transactions commerciales.
 
La Chine et les États-Unis sont engagés dans une guerre commerciale, dont l’entreprise chinoise Huawei est en train de payer le prix avec les restrictions qu’elle s’est vu imposer sur le sol américain.
 
Pour le manager, l’Afrique qui a la "croissance la plus rapide au monde ‘’, est un marché qui offre de grandes opportunités pour les entreprises chinoises.
 
Le Parti communiste chinois (CPC), a une stratégie pour mener un plaidoyer auprès des entreprises chinoises pour qu’elles investissent en Afrique, a-t-il relevé.
 
Il a noté que la compagnie qu’il dirige a beaucoup profité depuis six ans de l’initiative "la Ceinture et la route" pour se développer.
 
La Chine a beaucoup investi en Afrique, poursuit-il, estimant que les entreprises de son pays ont un rôle à jouer dans la politique d’ouverture exécutée depuis 40 ans par l’État.
 
"Les conflits commerciaux se multiplient dans le monde", a-t-il poursuivi, relevant que dans un tel contexte, l’Afrique devient un "meilleur endroit pour investir".
 
"C’est non seulement une chance pour l’Afrique, mais une opportunité pour le monde", a-t-il estimé, faisant part de son espoir de voir une plus grande connexion entre l’Afrique et le reste du monde.
 
"Nous enverrons nos équipes techniques et nos d’ingénieurs en Afrique", a-t-il annoncé.
 
Pour lui, il ne s’agira pas seulement d’amener leur technologie, mais de prendre en compte les caractéristiques du continent, pour déterminer le type d’entreprise à y installer.
 
L’entreprise chinoise qui vise une croissance annuelle de 30%, compte se focaliser sur la clientèle locale, écouter sa demande afin de la satisfaire, explique son responsable, ajoutant que ce se sera un moyen de créer de nouveaux emplois.
 
C’est la façon d’atteindre un "développement partagé" et d’élargir son marché, a estimé M. Yin qui se dit prêt pour un transfert de technologie. Le chef de l’entreprise qui produit "un sur deux fours micro-ondes dans le monde", selon un agent, a noté que beaucoup d’importance a été accordée à la qualité et à l’efficience.
 
Il a assuré que le respect des lois et règlements des pays hôtes et la mise en œuvre de "nouveaux standards", sur lesquels le gouvernement chinois insiste beaucoup, seront aussi de mise. "C’est la logique de base que nous devons adopter’", a-t-il souligné.

ADI/ASB