Foires et expositions : des facteurs d’accroissement des échanges commerciaux sur le continent (expert)
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Foires et expositions : des facteurs d’accroissement des échanges commerciaux sur le continent (expert)

Dakar, 22 déc (APS) - Les foires et les expositions peuvent aider à accroître le volume des échanges commerciaux en Afrique, a affirmé vendredi Siré Sy, consultant en géopolitique et géoéconomie.
 
‘’C’est à travers les foires et expositions que l’on pourra booster sensiblement le volume d’échanges intra-africains’’, a-t-il dit en animant la conférence inaugurale de la 26e édition de la Foire internationale de Dakar (FIDAK).

"Les foires et expositions en rapport avec les ambitions d’émergence dans le contexte nouveau de mondialisation, de développement de l’économie numérique et de l’économie du savoir’’ est le thème de cette rencontre.

La délégation de l’Egypte, pays invité d’honneur de la FIDAK, a fait à cette occasion une présentation sur l’expérience égyptienne des foires, par l’intermédiaire du représentant de l’Autorité de promotion des exportations égyptiennes, Ibrahim El Garhy.
 
L’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (APDA) a, quant à elle, présenté une communication intitulée : "La foire, un cadre adapté pour la promotion des PME : cas spécifique de l’artisanat’’. Un thème introduit par Mame Adam Sarr, juriste environnementaliste, chef de la Division des affaires administratives et juridiques.
 
Dans son intervention, Siré Sy a rappelé que les foires et expositions, qui sont aussi vieilles que le monde, ne sont plus actuellement des lieux de commerce et de business, mais des lieux de consolidation de ce qu’on appelle le lien social. 
 
‘’Aujourd’hui, les foires et expositions sont devenues des instruments des politiques publiques, des outils privilégiés de ce qu’on appelle le marketing territorial qui s’intègrent parfaitement dans la dynamique de reclassement inédit des terroirs’’, a-t-il relevé.
 
A l’en croire, les foires et expositions constituent aujourd’hui, une solution idoine face aux faibles volumes d’échanges notés entre pays africains.
 
Ceci nécessite, pour ce faire, une meilleure harmonisation des dates, a-t-il estimé, invitant ainsi les autorités étatiques africaines à réfléchir sur l’établissement d’un agenda commun de toutes les foires et expositions qui se déroulent périodiquement sur le continent.
 
‘’Pour que les datent ne se chevauchent plus à telle enseigne que chacun reste toujours dans son pré-carré, on peut l’organiser de sorte que cela s’inscrive dans une séquence temporelle relativement souple pour que si c’est aujourd’hui à Dakar, demain ce sera Abidjan’’, a-t-il préconisé.
 
Selon Siré Sy, une telle démarche permettra aux Africains de présenter ce qu’il y a de plus sublime dans leur génie créateur et dessiner en interne les tendances de demain et répondre à leurs propres demandes économiques et commerciales.
 
Le directeur du CICES, Cheikh Ndiaye, a, quant à lui, axé son intervention sur la nécessité de mener une étude sur le système de management environnemental de la FIDAK pour voir ses aspects positifs et négatifs afin de procéder à un arbitrage.
 
Pour sa part, le représentant du ministre du Commerce, Mame Birame Diouf, a indiqué que toutes les réflexions issues de cette conférence inaugurale, feront l’objet d’un document de référence qui sera remis aux plus hautes autorités sénégalaises.

MK/ASG/OID