Plus de 300 milliards de crédits produits par les institutions de microfinance (président APSFD)
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SENEGAL-FINANCES

Plus de 300 milliards de crédits produits par les institutions de microfinance (président APSFD)

Saly-Portudal (Mbour), 20 déc (APS) – Les institutions de microfinance ont consenti en 2016 plus de 300 milliards francs CFA de crédits, a révélé, mardi à Saly-Portudal (Mbour), le président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD), Mamadou Lamine Guèye.
 
 
 
M. Guèye a ajouté que le cumul depuis 2012 laisse apparaître que les institutions de microfinance ont produit plus de 1500 milliards FCFA dans le financement de l’économie. 
 
"Il y a encore des poches qui ne sont pas suffisamment couvertes, des besoins qui ne sont pas suffisamment satisfaits. C’est un travail d’ensemble qui se fera avec les institutions de microfinance, les banques, avec l’appui de l’Etat", a souligné M. Guèye.

Mamadou Lamine Guèye, par ailleurs directeur général de Caurie-microfinance s’exprimait lors d’un atelier d’élaboration du projet de feuille de route Doing Business 2019, ouvert à Saly-Portudal (Mbour, ouest), à l’initiative de l’APIX.
 
Il s’agit pour ses professionnels de la microfinance de voir à cette rencontre tous les goulots d’étranglement qui empêchent une amélioration de l’investissement, en particulier au niveau des Petites et moyennes entreprises (PME), des Petites et moyennes industries (PMI).

"Le Sénégal occupe aujourd’hui une position acceptable mais améliorable sur le classement annuel de la Banque mondiale. Il faut voir comment faciliter l’ouverture de comptes pour un opérateur économique qui cherche à investir. Plus spécifiquement, c’est l’ouverture d’un compte à distance à travers des plateformes de digitalisation de nos opérations", a dit M. Guèye. 
 
"L’inclusion financière n’est pas encore suffisante au niveau du pays et nous avons un rôle essentiel à y joueur. Au niveau du secteur de la microfinance, nous avons fini de nous positionner sur l’ensemble du territoire national, contrairement aux banques dites classiques. Nous avons plusieurs milliers de points de service et nous faisons annuellement des performances opérationnelles de plus en plus élevées", s’est-il félicité.
 
Il a fait part d’un projet ambitieux de l’Etat du Sénégal en termes de finance islamique, qui va régler des problèmes, avec surtout le projet de mobile-banking qui va démarrer en 2018. 
 
"Si on met tout cela ensemble, ça devrait améliorer l’accès au financement à l’ensemble des opérateurs économiques du pays. Le coût de la ressource, tant qu’il reste élevé, il sera difficile pour nos institution de microfinance de consentir des rabais substantiel", a poursuit M. Guèye, révélant que l’Etat en est conscient, en atteste la mise en place de la Délégation à l’entreprenariat rapide, avec une dotation de 30 milliards francs CFA par an. 
 
"Nous pensons que 80 à 90% devraient transiter par nos institutions. Si l’Etat accepte de nous consentir ces fonds à des taux réduits, concessionnels, ça aura un effet positif sur le taux final appliqué à la clientèle des institutions de microfinance", a conclu le président de l’APSFD.
 
ADE/PON