Une CEDEAO des peuples, objectif du plan stratégique du GIABA
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AFRIQUE-GOUVERNANCE-PERSPECTIVES

Une CEDEAO des peuples, objectif du plan stratégique du GIABA

Saly-Portudal (Mbour), 27 mai (APS) - Le plan stratégique 2016-2020 du Groupe inter-gouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) vise à faciliter l’avènement d’une "CEDEAO des peuples", a expliqué le directeur général de ladite organisation, Kimelabalou Aba.

"Pour le GIABA, dont le plan stratégique 2016-2020 ambitionne de faciliter l’aboutissement d’une CEDEAO des peuples, la thématique des flux financiers illicites est d’une grande pertinence technique et présente des enjeux de gouvernance pour nos pays", a-t-il déclaré.
 
Il intervenait à l’ouverture des travaux d’un atelier organisé par le groupe de la BAD à Saly, en partenariat avec le Groupe inter-gouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Cette rencontre dédiée aux parlementaires lusophones des pays membres du GIABA, porte sur la problématique des flux financiers illicites en provenance d’Afrique.
 
Kimelabalou Aba estime que cette thématique permettra non seulement d’examiner les défis et difficultés rencontrés dans la lutte préventive contre ce fléau, mais aussi de restituer les rôles des acteurs. Un accent fort sera ainsi mis sur la nécessaire implication des parlementaires, en tant que sentinelles de la démocratie et de la bonne gouvernance.
 
Il a rappelé l’actualité internationale "peu reluisante" ces dernières années, émaillée de crises économiques et financières, d’activités terroristes, de problèmes d’immigration et de changement climatique.
 
Pour lui, "fort de plus de 2500 ethnies, le continent bénéficie […] de richesses naturelles considérables devant lui permettre de réussir un sursaut économique spectaculaire".

Mais il déplore le fait que "les dérives des politiques de captation des ressources et de création de richesses exacerbées par la faiblesse des institutions et du système de gouvernance, tendent à compliquer les dysfonctionnements du processus d’émergence des économies africaines".

Une situation à laquelle viennent se greffer les effets secondaires de la mondialisation marqués par l’internalisation croissante des activités illicites.

ADE/ASG/BK