L’OQSF travaille à la promotion de l’inclusion financière (secrétaire exécutif)
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SENEGAL-ECONOMIE

L’OQSF travaille à la promotion de l’inclusion financière (secrétaire exécutif)

Saly-Portudal (Mbour), 21 avr (APS) – L’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF), conformément à la volonté des autorités sénégalaises, s’est engagé dans la promotion de l’inclusion financière, a affirmé, samedi, son secrétaire exécutif, Habib Ndao.
 
"Nous avons constaté qu’il y avait un besoin nécessaire de promouvoir l’inclusion financière et que les associations de consommateurs avaient besoin d’être capacitées pour qu’elles soient des relais auprès des populations. Ce qui explique la volonté du gouvernement du Sénégal de promouvoir l’inclusion financière nécessaire à l’inclusion sociale", a expliqué M. Ndao.
 
Il s’exprimait à Saly-Portudal (Mbour, ouest) à l’ouverture d’un atelier de formation en éducation financière au profit des membres des associations consuméristes, pour mieux promouvoir l’inclusion financière et la vulgarisation des bonnes pratiques.
 
"Il y avait, à un moment donné, une fragilisation de la confiance des usagers des services financiers à l’endroit des opérateurs financiers, que sont les banques, assurances, microfinance, etc. Notre rôle en tant qu’OQSF, c’est de jouer un rôle d’épicentre, de centre de gravité et d’interface entre les opérateurs des services financiers et les usagers", a expliqué M. Ndao. 
 
Selon Habib Ndao, l’OQSF est "un régulateur", non pas au sens juridique du terme, mais "un régulateur des relations commerciales" entre les opérateurs financiers et les usagers des services financiers, dans l’optique de "clarifier" la relation.
 
"De l’autre côté, nous essayons de montrer à la population la nécessité de travailler avec les banques et les compagnies d’assurance. Parce que, si on regarde le marché des services financiers, les assurances sont à 140 milliards de francs CFA, les banques ont distribué plus de quatre mille milliards de francs de francs CFA de crédit au 31 décembre 2016", a révélé Habib Ndao.
 
Sur ces quatre mille milliards de francs CFA de crédit distribués par les établissements bancaires, il y a 686 milliards de francs CFA de créances en souffrance, a-t-il dit.
 
"Notre obligation en tant qu’interface entre les usagers et les opérateurs des services financiers, c’est d’abord d’informer les populations, de rétablir la confiance des populations vis-à-vis de ce secteur financier indispensable au développement économique du pays, mais en même temps, demander aux opérateurs financiers de faire des tarifications justes et de montrer tous les avantages qu’ils peuvent offrir aux populations", a expliqué M. Ndao.

ADE/ASB