L’émergence du Sénégal en 2035 est assujettie à une
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SENEGAL-ECONOMIE-COMPETITIVITE

L’émergence du Sénégal en 2035 est assujettie à une "relance rapide" de son économie (APIX)

Saly-Portudal (Mbour), 20 déc (APS) – L’aspiration du Sénégal à atteindre l’émergence en 2035 est conditionnée par une "relance rapide" de son économie à travers le développement du secteur privé, ont relevé, mardi à Saly-Portudal (Mbour), des responsables de l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux de l’Etat (APIX).
 
 
Cela permettra d’accroître les revenus et les opportunités de création de richesses sur tout le territoire national, ont-ils soutenu à l’ouverture d’un atelier d’élaboration du projet de feuille de route Doing Business 2019, ouvert à Saly-Portudal (Mbour, ouest).
 
Les autorités de l’APIX font remarquer que cet impératif requiert des "changements profonds", tant sur la qualité de la prestation des administrations que sur le cadre réglementaire pour faire face aux fortes mutations économiques et sociales et pour mieux prendre en charge les défis à relever pour aller vers l’émergence.
 
"Pour l’année 2017, nous apprécions ensemble les réformes exécutées tant au niveau global à travers le Programme de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (PREAC) qu’au niveau de la feuille de route Doing Business 2018", a déclaré Issa Sall, président du groupe de travail numéro 3 du Conseil présidentiel de l’investissement.
 
Selon M. Sall, "le Sénégal a amélioré son score de plus de 9 points ces quatre dernières années en termes de distance à la frontière et gagné une quarantaine de places avec pas moins de 19 réformes mises en oeuvre".

"Cela témoigne, a-t-il, M. estimé, d’un engagement fort et constant du gouvernement".
 
Dans le rapport Doing Business 2018, paru le 31 octobre 2017, du groupe de la Banque mondiale, le Sénégal s’est classé à la 140ème position avec un bond de sept de places.
 
"Grâce à ces réformes, le Sénégal se trouve parmi les cinq pays les plus réformateurs d’Afrique Sub-saharienne, aux côtés du Malawi, de Djibouti, de la Zambie et du Nigeria il se positionne ainsi parmi les 13 pays au monde à avoir mis en œuvre le plus de réformes significatives cette année", a souligné M. Sall.
 
"Au niveau de la sous-région, on est deuxième, tout juste derrière la Cote d’Ivoire et quatrième, au niveau de la CEDEAO. Néanmoins, nous devons faire aboutir certaines mesures en cours et enclencher de nouvelles pour continuer le progrès", a estimé Issa Sall.
 
Pour une consolidation de ces performances, M. Sall explique que le président Macky Sall, lors de la 13ème session du Conseil présidentiel de l’investissement (CPI), tenue le 20 novembre 2017, a demandé aux acteurs de ne ménager aucun effort pour une amélioration continue du climat des affaires.
 
"Pour le classement Doing Business, nous ambitionnons maintenant d’intégrer la catégorie des 100 premiers pays d’ici 2019, après avoir atteint en 2017 la barre des 140, afin d’acheminer vers l’objectif des 50 premiers fixés dans le Plan Sénégal émergent (PSE)", a fait valoir Sall.
 
Aussi, "nous envisageons, cette année, d’être le meilleur élève de la sous-région, à savoir le 1er dans l’UEMOA, dépassant la Cote d’ivoire, et de réduire, de manière très significative, la distance qui nous sépare du premier de la CEDEAO à l’occurrence le Ghana", a-t-il promis.
 
 
 
ADE/PON