Entrepreneuriat des jeunes : lancement de l’Académie Defaru de la GIZ à Thiès
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Entrepreneuriat des jeunes : lancement de l’Académie Defaru de la GIZ à Thiès

Thiès, 26 juil (APS) - L’adjoint du gouverneur de Thiès, Maurice Latyr Dione, a lancé officiellement, lundi, dans la cité du rail, l’Académie Defaru, initiée par la GIZ et dédiée à la formation des jeunes en entrepreneuriat, digitalisation et soft skills, a constaté l’APS.

Maurice Latyr Dione, adjoint du gouverneur, chargé des affaires administratives a coupé le ruban marquant le lancement de cette académie, lors d’une cérémonie à la Maison bavaroise, siège du programme ’’Réussir au Sénégal’’ de la GIZ, au quartier 10-ème.

Le lancement coïncide avec le début de la formation d’ici à fin septembre, de 310 jeunes, scindés en cohortes, pour éviter la contamination.

Cette session formation fait figure de phase pilote pour l’académie, avant son déploiement à partir d’octobre, selon un agent de programme de la coopétation allemande.

L’académie Defaru va initier les jeunes âgés de 15 à 35 ans à l’entrepreneuriat, à la digitalisation et aux compétences transversales (soft skills), domaines jugés essentiels pour leur employabilité.

Il s’agira de renforcer l’esprit innovateur et créateur des jeunes entrepreneurs, grâce à la formation en entrepreneuriat et à l’utilisation du digital.

Le programme vise aussi à favoriser la culture générale du numérique et des soft skills chez la tranche d’âge ciblée, selon les initiateurs.

Outre les entrepreneurs, les porteurs de projet, les demandeurs d’emploi, les sortants des centres de formation professionnelle publics ou privés ou encore les jeunes formés par Réussir au Sénégal’’ sont ciblés.

L’Académie Defaru voit le jour, à un peu plus de deux mois de la fin de la première phase du programme ’’Réussir au Sénégal’’ de la GIZ, en fin septembre.

Pour le chef d’antenne de la GIZ à Thiès Nicolaï Dellmann, il était important, lors de la phase de vulgarisation de ’’Réussir au Sénégal, de ’’finaliser le travail’’ et d’accompagner les jeunes ’’jusqu’aux derniers jours’’.

’’La logique nous dit qu’on ne fait pas le lancement d’une académie Defaru, juste pour terminer en septembre’’, a pour sa part, rassuré, Günter Diewald, chef d’équipe de GFA, entité de la GIZ chargée de la formation.

’’Pour rester diplomatique, on espère très très fortement continuer à partir du 1-er octobre ici à Thiès, avec notre programme’’, a-t-il poursuivi, en présence de partenaires des chambres consulaires.

L’Académie Defaru est le résultat de trois ans d’expérience acquise avec le programme ’’Réussir au Sénégal’’, a-t-il dit.

L’expérience d’un appel à candidatures a montré, selon lui, que sur environ 400 candidatures, ’’90 % ne connaissent même pas leur talent’’, ni la direction qu’ils doivent suivre.

Il a relevé chez les jeunes Sénégalais, un ’’manque de compétences transversales’’, comme la communication, la présentation à un employeur, la rédaction d’un CV, d’une ’’bonne lettre de motivation qui n’est pas du copier coller’’.

’’Il faut être spécifique, pour trouver du travail, qui existe au Sénégal’’, a souligné M. Diewald, précisant que l’une des tâches de l’Académie est de rapprocher les demandeurs d’emploi des besoins du marché du travail.

Avec un profil spécifique des candidats, il est possible de travailler avec les structures étatiques, les chambres consulaires, etc., a-t-il relevé.

’’Nous espérons fortement que cette stratégie va donner de vraies perspectives aux jeunes’’, a-t-il dit.

Selon Günter Diewald, le programme Réussir au Sénégal a ’’touché 15.000 jeunes’’ à travers le pays en trois ans.

Il se félicite d’un ’’résultat prometteur’’ qui peut justifier, selon lui, une seconde phase.

L’adjoint au gouverneur a noté que la mission de cette académie est en phase avec l’ambition de l’Etat en termes d’emploi.

Si bien que l’Etat est ’’demandeur et preneur’’ d’une éventuelle deuxième phase du programme de Réussir au Sénégal, afin d’en faire profiter le ’’maximum de jeunes’’.

Il a invité les jeunes à prendre conscience qu’il est ’’possible de rester, travailler et réussir au Sénégal’’, grâce au dispositif mis en place avec l’Etat, appuyé par des partenaires.





 

ADI/AKS