Pour une révision de la règlementation de la concurrence au sein de l’UEMOA
APS
SENEGAL-AFRIQUE-COMMERCE

Pour une révision de la règlementation de la concurrence au sein de l’UEMOA

Dakar, 18 juin (APS) - Augustin Faye, directeur de cabinet du ministre sénégalais du Commerce, a souligné lundi à Dakar la nécessité de procéder à une révision de la règlementation de la concurrence dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), afin d’améliorer son application.
 
"Des faiblesses ont été notées dans l’application du droit communautaire de la concurrence. Il y a une répartition des tâches qui fait des autorités nationales de la concurrence les structures administratives chargées à la fois de recevoir les plaintes, de les instruire et de les transmettre à la Commission de l’UEMOA" a-t-il soutenu lors d’un atelier régional consacré aux normes de la concurrence.
 
"Cette répartition des tâches est assez problématique dans la mesure où elle ne permet pas de rapprocher la justice des justiciables. La législation du droit communautaire de la concurrence doit être révisée", a-t-il insisté à l’ouverture de cette rencontre à l’initiative de l’UEMOA.
 
Des magistrats et autorités chargées de la gestion de la concurrence des pays membres de cette organisation sous-régionale participent à ce séminaire initié dans le cadre du 10ème FED (financements de l’Union européenne).
 
"Des réflexions pourraient être engagées pour des pistes de réflexion et une meilleure répartition des compétences", a indiqué le directeur de cabinet du ministre sénégalais en charge du Commerce, également chargé du Secteur informel, de la Consommation et de la Promotion des PME.
 
"Le contexte de concurrence stimule la créativité et la compétitivité et crée les conditions d’une offre de qualité. Toutefois, face à des pratiques pouvant porter atteinte à la concurrence des entreprises, il est nécessaire de mettre en œuvre certaines règles pour discipliner voire réguler les comportements des agents économiques", a expliqué M. Faye.
 
Il a ajouté : "Nous devons mettre en place des institutions de concurrence fortes afin de prendre résolument en charge les tâches relatives à la libéralisation concurrentielle".
 
Selon lui, cette perspective appelle "un renforcement des compétences" des autorités nationales de concurrence par "l’amélioration conséquente de leurs ressources financières et humaines".
 
Il a, à cet égard, rappelé le souci manifesté par l’UEMOA dès sa création de mettre en place une législation communautaire de concurrence pouvant permettre d’encadrer le développement économique et social dans un contexte de libéralisation et d’ouverture.
 
Le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Sénégal, Dossolo Diarra, a pour sa part rappelé l’importance de la législation communautaire qui dote les autorités concernées de règles de concurrence et d’outils nécessaires à l’appréciation des contentieux qui leur sont soumis.
 
"Il s’agit aujourd’hui aussi de supprimer les mauvaises pratiques qui empêchent la concurrence saine. L’UEMOA a été créée dans le but d’établir des marchés ouverts à la concurrence", a-t-il fait valoir.
 
 
 

SKS/AKS/BK