Un réseau sous-régional des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales en gestation
APS
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Un réseau sous-régional des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales en gestation

Saly-Portudal (Mbour), 18 août (APS) – Une dizaine d’Etats de la sous-région ouest-africaine s’apprête à lancer un réseau de parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales qui sera adossée à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a annoncé le député sénégalais, Cheikh Oumar Sy.


 


’’Aujourd’hui l’Afrique reconnaît sa valeur, sa puissance et son importance ; elle cherche seulement un bon leadership pour que ces ressources naturelles soient partagées équitablement et que le marché soit renforcé pour le bien de la population africaine’’, a dit M. Sy, vice-président du réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minières au Sénégal.


Le parlementaire s’exprimait jeudi à Saly-Portudal (Mbour, ouest) au cours d’un atelier de renforcement des capacités des parties prenantes pour une exploitation des ressources minérales respectueuse des droits humains, à l’initiative du Comité sénégalais des droits de l’homme (CSDH).


‘’Aujourd’hui on parle du Sénégal comme pays minier, pétrolier et gazier, mais la question qui revient sur la table, c’est quel sera le système de transparence qui sera mis sur pied et comment ces ressources-là seront partagées équitablement. La Banque mondiale, elle-même, a changé son concept pour parler maintenant de +partage équitable réel+ (PER), au lieu de mettre en avant l’économie en termes de croissance’’, a-t-il souligné.


’’Les économistes nous parlent de croissance de 6, 7 ou 8%, mais le sénégalais lamda ne mange pas ces chiffres-là. Il ne peut pas vivre avec des croissances X%. Il vit avec des réalités ; c’est soit le pain le matin, le riz à midi et le couscous le soir. S’il n’a pas ces trois (repas) là, il ne voit pas la relation avec la croissance’’, a insisté Cheikh Oumar Sy.


Il faut valoriser les ressources naturelles et ne pas oublier que ‘’ces compagnies qui s’activent dans l’industrie extractive sont adossées à des Etats qui ont pour ambition de préserver un certain statut économique’’.


‘’Ces compagnies ont aussi un certain statut à préserver pour pouvoir continuer à élaborer des politiques internationales et économiques allant dans le sens de renforcer leurs Etats’’, a affirmé M. Sy.


‘’Nous sommes des pays pauvres, mais nous disposons de ces ressources-là. Et l’équation aujourd’hui, c’est de rééquilibrer, au niveau international, les échanges et le marché, de telle sorte que les populations africaines ne bénéficient plus de l’aide publique mais qu’elles deviennent des partenaires égaux sur le marché international’’, a plaidé le député sénégalais.


L’enjeu, à son avis, c’est de voir comment faire pour que le développement des industries extractives puisse impacter les populations africaines.


ADE/OID