Plaidoyer pour une charte de compétences pour les métiers de la commande publique
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SENEGAL-AFRIQUE-ECONOMIE

Plaidoyer pour une charte de compétences pour les métiers de la commande publique

Dakar, 14 nov (APS) – Le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a plaidé, jeudi, pour l’adoption d’une charte de compétences pour les métiers de la commande publique, incluant la labellisation et la reconnaissance de centres de formations de référence en Afrique.
 
‘’L’Afrique doit travailler à l’adoption d’une charte de compétences pour les métiers de la commande publique en passant par la labellisation et la reconnaissance de centres de formations de référence en Afrique’’, a-t-il déclaré. Il présidait la cérémonie d’ouverture du forum sur la commande publique, organisé pour la première fois par le Réseau africain de la commande publique (RACOP).
 
‘’Le Sénégal, notre pays, à travers l’Autorité de régulation des Marchés Publics (ARMP) et ses partenaires, ne ménagera aucun effort pour abriter l’un de ces centres dédiés à la professionnalisation des métiers de la commande publique’’, a-t-il ajouté.
 
Il a dans la même veine réitéré l’engagement du gouvernement à contribuer à la promotion d’un environnement transparent favorable au jeu de la concurrence pour un développement rapide et équilibré des entreprises, dans l’espace ouest africain et partout en Afrique, dans le contexte actuel de mise en place de la Zone de Libre-échange continentale africaine (ZLECA).
 
Selon lui, la création de cet environnement transparent, ‘’socle d’une politique vertueuse de concurrence à l’échelle du continent’’, devrait se faire en ‘’tirant profit des technologies de l’information et de la communication qui offrent une palette d’innovations en matière de dématérialisation des procédures liées aux marchés publics’’.
 
‘’En effet, il nous faudra moderniser l’intervention des organes du système de la commande publique en les orientant davantage vers la digitalisation des procédures, source d’efficacité, de diligence, de réduction des coûts et surtout de renforcement de la concurrence et de la transparence’’, a ainsi argumenté Mahammed Boun Abdallah Dionne.
 
Il a par ailleurs souligné que ‘’dans les pays en développement, et surtout ceux qui aspirent à l’émergence, l’utilisation efficiente et rationnalisée des ressources publiques, en réalité rares et limitées, est devenue un impératif de gouvernance.
 
C’est la raison pour laquelle, a-t-il dit, ‘’dès son arrivée à la magistrature suprême, le chef de l’Etat, Macky Sall a placé la bonne gouvernance et la transparence dans les procédures de passation des marchés publiques, au cœur de l’action de l’Etat’’.
 
A titre d’exemple, il a cité la discrimination introduite dans la nouvelle loi sur les partenariat public-privé, mais aussi ‘’la réforme du code des marchés publics, intervenue en 2014, renforçant la participation du secteur privé national en accordant une attention particulière aux PME-PMI.
 
‘’Ces aménagements ont souvent permis aux PME de soumissionner régulièrement dans les marchés publics, en lots séparés et de bénéficier de la sous-traitance dans les marchés complexes, et font par la même occasion du système sénégalais de passation des marchés publics, l’un des plus performants’’, selon lui.
 
‘’Aux cotés de la Norvège et du Pérou, le Sénégal est le troisième pays pilote dont les tests de procédure de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) ont conclu qu’ils disposent des meilleures pratiques en matière de marchés publics’’, a fait savoir le directeur de l’ARMP, également président du RECOP.

MK/ASG