Matam : les femmes appelées à
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SENEGAL-ECONOMIE

Matam : les femmes appelées à "monter des projets assez structurants’’

Matam, 12 oct (APS) - Le coordonnateur du Projet d’appui au développement de l’entreprenariat féminin et de l’emploi des jeunes (PADEF-EJ), Mansa Waly, appelle les femmes à monter des projets "assez structurants", de manière à "pouvoir travailler en étroite collaboration" avec les entreprises qui s’installent dans la région.

"Nous appelons les femmes de la région de Matam à monter des projets assez structurants qui portent par exemple sur la transformation ou sur le stockage’’, à travers lesquels elles "pourront travailler en étroite collaboration avec les unités qui sont en train d’être mises en place dans la région", a-t-il déclaré.
 
Il s’exprimait lundi lors d’un atelier technique d’information, de sensibilisation et de renforcement de capacité pour les cibles du projet et ses partenaires d’exécution, une rencontre organisée en partenariat avec le CEDAF de Thilogne, le ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants et la Direction régionale du développement communautaire.
 
L’un des objectifs de l’atelier est de "communiquer sur le mécanisme financier islamique", a-t-il expliqué. Selon lui, celui-ci, bien que n’étant "pas encore très connu", "présente beaucoup de potentialités, d’atouts que les femmes au niveau national et particulièrement au niveau de la région de Matam n’ont pas encore suffisamment exploités".
 
Manssa Waly a donné l’exemple du contrat de vente "mourahaba" qui facilite l’accès aux actifs pour les femmes et les jeunes.
 
Il a rappelé, à cet effet, les trois types de guichets mis en place par le projet. Pour le premier qui concerne les activités génératrices de revenus, les montants proposés peuvent aller jusqu’à 500 mille francs CFA. 
 
La deuxième catégorie de guichet est dédiée à la microfinance, avec des montants pouvant aller jusqu’à cinq millions, là où pour le troisième, qui s’adresse aux petites et moyennes entreprises (PME), octroient des financements peuvent atteindre jusqu’à 50 millions CFA.
 
Il a appelé à déconstruire les nombreuses idées reçues sur la finance islamique. Par exemple, "quelqu’un de confession chrétienne peut avoir accès au financement islamique si l’activité est conforme à la Charia", a-t-il soutenu.
 
L’adjoint au gouverneur de Matam chargé des affaires administratives, Cheikh Ndoye, venu présider cet atelier, estime que le PADEF-EJ vient à point nommé. "Nous comptons sur la mise en œuvre de ce projet à travers la finance islamique pour faciliter l’accès aux financements aux femmes et aux populations laissées longtemps en rade", a-t-il déclaré.
 


ADS/ASG/BK