Macky Sall plaide pour la réforme du système fiscal international
APS
SENEGAL-MONDE-FISCALITE

Macky Sall plaide pour la réforme du système fiscal international

Dakar, 25 sept (APS) - Le président sénégalais, Macky Sall, a demandé, mardi soir, à New York (Etats-Unis), une "réforme du système fiscal international" et une "action plus ferme" contre la fraude et l’évasion fiscales.

"Nous demandons la réforme du système fiscal international, pour que l’impôt soit acquitté là où l’activité́ crée de la richesse et du profit, et qu’une action plus ferme soit menée contre la fraude et l’évasion fiscales, et contre le blanchiment d’argent et autres flux financiers illicites qui font perdre à l’Afrique plus de 100 milliards de dollars par an", a-t-il dit.

Le Chef de l’Etat sénégalais s’exprimait ainsi à la 74ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, ouverte lundi.

Le président de la République s’est dit pour "une autre vision du paradigme relationnel", avec le continent africain, laquelle vision sera "débarrassée de préjugés et fondée sur des partenariats rénovés et mutuellement bénéfiques".

"L’Afrique n’a pas besoin de tutelle. L’Afrique a besoin de partenariat. Nous voulons des échanges plus équitables, qui n’exagèrent pas la perception du risque de l’investissement en Afrique ; qui rémunèrent à leurs justes prix les matières premières, qui protègent les droits du pays d’accueil comme les intérêts de l’investisseur, et qui favorisent la création de chaînes de valeurs locales", a souligné Macky Sall.

Le président sénégalais a invité à la mise œuvre de "l’Accord de Paris sur le Climat, y compris l’objectif de 100 milliards de dollars par an, en soutien à la transition énergétique et à l’adaptation au changement climatique".

"Nous appelons au respect des engagements convenus à la 3ème Conférence de reconstitution du Fonds du Partenariat mondial pour l’Education de février 2018 à Dakar, pour mobiliser 3,1 milliards de dollars sur trois ans, en faveur de l’éducation et de la formation", a-t-il insisté.

Macky Sall a ajouté : "Une gouvernance mondiale plus inclusive, des échanges plus équilibrés, une fiscalité́ internationale réformée et l’exécution des engagements agréés : voilà̀, pour l’Afrique, les véritables enjeux du multilatéralisme aujourd’hui".

BHC/ASG/BK