Blanchiment et financement du terrorisme : La présidente de la CENTIF insiste sur l’importance des risques
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SENEGAL-AFRIQUE-FINANCES

Blanchiment et financement du terrorisme : La présidente de la CENTIF insiste sur l’importance des risques

Saly-Portudal (Mbour), 2 août (APS) – Les stratégies de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme doivent s’adapter à l’évolution de la nature et de l’importance des risques, a soutenu la présidente de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Ramatoulaye Gadio Agne. 
 
S’exprimant mercredi à l’ouverture d’un atelier régional sur l’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, Mme Agne a insisté sur la nécessité de privilégier une approche qui vise à proportionner les moyens mobilisés à l’importance des risques identifiés
 
Cette rencontre est organisée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (GIABA) à l’intention des institutions financières ainsi que des entreprises et professions non financières désignées.
 
Les normes révisées du Groupe d’action financière (GAFI), publiées en février 2012, ont mis à la charge des pays l’obligation d’identifier, d’analyser, de mesurer, de surveiller et d’atténuer les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme auxquels ils sont exposés, en vue de l’adoption de mesures appropriées pour leur maîtrise, a rappelé la présidente de la CENTIF.
 
"Par cette recommandation, le régulateur supranational qu’est le GAFI suggère une approche qui permet une allocation efficiente des ressources et un ciblage des actions d’atténuation des risques, en se focalisant sur ceux dont l’impact serait le plus grand", a souligné Ramatoulaye Gadio Agne.
 
Selon elle, "la participation du secteur financier, aussi bien que du secteur non financier, permet d’impliquer l’essentiel des acteurs engagés dans la lutte contre la criminalité financière".
 
Pour sa part, le directeur national pour le Sénégal de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Mouhamad Al Amine Lô a signalé que dans une étude publiée en 2016 par le Fonds monétaire international (FMI), il a été relevé que 55% des autorités bancaires dans le monde ont vu leurs relations avec les banques correspondantes diminuées.
 
"Cette aversion excessive aux risques de la part des banques des pays développés appelle un renforcement de la coopération internationale en ce qui concerne le dispositif de supervision du système financier", a dit M. Lô.

ADE/ASB/OID