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SENEGAL-FINANCES-REGLEMENTATION

"Les mesures de gratuité peuvent être élargies à d’autres services bancaires’’ (secrétaire exécutif OQSF)

Dakar, 7 juin (APS) - L’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF) estime que les mesures de gratuité de services bancaires en œuvre depuis octobre 2014, "peuvent être élargies à d’autres services à défaut de réduire progressivement les conditionnalités", a déclaré son secrétaire exécutif, Habib Ndao.
 
Selon M. Ndao, "nonobstant le fait que les conditions de banque sont libres, l’OQSF estime que les mesures de gratuité peuvent être élargies à d’autres services à défaut de réduire progressivement les conditionnalités". 
 
"C’est le cas par exemple des frais de délivrance de documents administratifs tels que les attestations d’engagement et de non engagement, les pénalités sur les remboursements anticipés de crédit qui constitueraient des entraves tarifaires à la mobilité bancaire", a-t-il dit dans un entretien paru dans un numéro hors-série consacré à la banque et à la finance par LEJECOS (le journal de l’économie sénégalaise).
 
L’OQSF "considère qu’un premier pas encourageant a été franchi dans la rationalisation des tarifs d’opérations récurrentes depuis le 1er octobre 2014, date de leur entrée en vigueur", avec l’officialisation en octobre 2014, de 19 mesures de gratuité édictées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), note M. Ndao. 
 
Il rappelle que ces mesures de gratuité portent sur les produits et services liés à l’ouverture, au fonctionnement et suivi du compte, aux moyens et opérations de paiement mais aussi à la banque à distance. 
 
Habib Ndao a précisé que ces mesures découlaient "d’une concertation entre la profession bancaire représentée par l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers(APBEF) et la BCEAO".
 
Le secrétaire exécutif de l’OQSF signale que dans le cadre d’une enquête de satisfaction sur les services bancaires, sa structure a été amenée à recueillir les opinions des clients sur la question. "Et il est apparu, d’après ces derniers, que la connaissance même de ces mesures reste encore faible".
 
Habib Ndao souligne que "seuls 17,5% de l’échantillon global déclarent connaître les services offerts à titre gratuit par les banques", une "méconnaissance (…) également confirmée par le faible taux de clients qui déclarent avoir eu à constater la gratuité de certaines opérations et services sur leur relevé de compte". 
 
La promotion de l’inclusion financière occupant "une place centrale dans les nouvelles orientations définies par les pouvoirs publics", l’ambition de l’OQSF "est de créer les conditions optimales en mesure de renforcer" son cadre d’intervention, indique son secrétaire exécutif.
 
De cette manière, l’OQSF compte se "positionner comme l’épicentre de la promotion de l’inclusion financière", pour arriver à "une croissance du taux de bancarisation et ainsi, réduire le taux d’exclusion" bancaire, a-t-il ajouté.

BK/ASG