Les banques se sont adaptées aux normes internationales d’appréhension des risques (acteur)
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SENEGAL-ECONOMIE

Les banques se sont adaptées aux normes internationales d’appréhension des risques (acteur)

Dakar, 28 mars (APS) – Les banques basées au Sénégal se sont rapidement adaptées aux normes Bâle, dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires, a assuré jeudi, François Sène, directeur de l’Agence principale de la BCEAO à Dakar.

"Le dispositif Bâle II et Bâle III est mis en place depuis le 1er janvier 2018 et cela fait déjà un an que nous l’exploitons mais je peux vous dire que les banques se sont très vite adaptées à ce dispositif qui ne demande qu’un renforcement des fonds propres des banques", a-t-il dit lors d’un panel consacré à ces normes bancaires.

Les normes Bâle II (le second accord de Bâle) constituent un dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires et principalement le risque de crédit ou de contrepartie et les exigences, pour garantir un niveau minimum de capitaux propres, afin d’assurer la solidité financière.

Ces directives ont été préparées depuis 1988 par le Comité de Bâle, sous l’égide de la Banque des règlements internationaux et ont abouti à la publication de la Directive CRD.

’’Bâle ll et Bâle III, c’est davantage de sophistication pour intégrer les nouveaux risques de contrepartie auxquels les banques peuvent être confrontées en accordant un crédit à un client qui démarre une activité", a souligné François Sène.

"C’est un écosystème qui va se créer et qui permettra de garantir un financement adéquat de nos économies", a-t-il indiqué, assurant au passage qu’il n’existait pas une crise de liquidité du secteur bancaire au Sénégal’’.

De son côté, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Daouda Thiam a rappelé l’importance des dits dispositifs dont l’application est désormais exigée par l’autorité de régulation.

’’On demande aux banques d’avoir plus de fonds propres pour pouvoir mieux couvrir les engagements qu’elles prennent. Si les banques ont plus de fonds propres, elles pourront davantage prêter, au bénéfice de l’économie’’, a-t-il fait remarquer.

DS/AKS/OID