Le PSE-J et l’OQSF veulent assurer l’éducation financière des jeunes entrepreneurs
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SENEGAL-ECONOMIE

Le PSE-J et l’OQSF veulent assurer l’éducation financière des jeunes entrepreneurs

Dakar, 20 août (APS) – Le Programme sénégalais pour l’entreprenariat des jeunes (PSE-J) et l’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF) ont signé, mardi à Dakar, une convention en vue d’assurer l’éducation financière des porteurs de projets diplômés de l’enseignement supérieur devant passer par l’incubation du PSE-J.
 
Le document a été paraphé par l’administratrice générale du PSE-J, professeur Aminata Sall Diallo, et le secrétaire exécutif de l’OQSF, Habib Ndao.
 
L’objectif de ce nouveau partenariat est d’"assurer une éducation financière pour toutes les personnes qui vont passer par l’incubation PSE-J’’, a expliqué Habib Ndao. Il a relevé qu’il y a "une similitude entre les missions du PSE-J et les missions de l’OQSF".
 
"Le PSE-J joue le rôle d’interface entre le monde universitaire et le monde de l’entreprise en accompagnant des diplômés porteurs de projets, tandis que notre mission c’est d’être l’interface entre les institutions financières que sont les banques, les compagnies d’assurances et les services financiers de développement et les populations", a-t-il expliqué.
 
A travers cet accord, a-t-il poursuivi, ces porteurs de projets seront "coachés sous forme de mentorat ou de tutorat par le PSE-J" pour "lutter contre le gaspillage" à travers "une bonne gestion des fonds".
 
Il s’agira également de leur permettre de "saisir les opportunités que présente la collaboration avec un entrepreneur potentiel, avec les institutions financières, les opportunités de travailler avec une banque, d’avoir un compte bancaire et de souscrire à une police d’assurances", a-t-il ajouté.
 
Selon lui, "tous les titulaires de projets doivent nécessairement avoir une éducation financière, parce que l’université ne dispense pas de cours d’éducation financière".
 
"La problématique du financement des entreprises ici chez nous a plusieurs fois été posée parce que l’accès au financement est très difficile", a pour sa part affirmé l’administratrice générale du PSE-J.
 
"Si par exemple les jeunes ne comprennent pas comment il faut gérer une dette, les relations qu’ils doivent avoir avec certaines institutions financières pour gérer les taux d’intérêt et énormément de choses, ils feront partie des deux tiers des entreprises qui meurent au bout de la première année", a-t-elle estimé. 
 
Pour Aminata Sall Diallo, "ce qu’il faut comprendre dans l’éducation financière, c’est juste apprendre aux gens comment il faut gérer son argent de manière efficace et efficiente".


MK/ASG/MD