Le ministre du Commerce invite les entreprises à tirer profit de la ZLECA
APS
SENEGAL-AFRIQUE-COMMERCE

Le ministre du Commerce invite les entreprises à tirer profit de la ZLECA

Dakar, 18 oct (APS) - Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la promotion des produits locaux et des PME, Alioune Sarr, a invité jeudi les entreprises à tirer le maximum de profit de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

"L’Afrique importe beaucoup de produits alimentaires, notamment le sucre et les sucreries d’une valeur estimée à près de 7 milliards de dollars. Cela veut dire que nos entreprises spécialisées dans ce secteur, doivent se positionner" avec la ZLECA, a soutenu le ministre.

"Il faut définir des stratégies de conquêtes du marché de la ZLECA", a insisté le ministre qui présidait, jeudi, à Dakar, une rencontre d’échanges et de réflexion, organisée sous l’égide de l’Union des prestataires, industriels et commerçants du Sénégal (UPIC).

Parmi les produits importés, il a cité le sel et d’autres services notamment les TIC, invitant les pays à "se positionner dans ces secteurs".

Si les entreprises africaines "ont ces compétences", il existe cependant des défis de mise à niveau industrielle, d’accompagnement du marketing commercial international, selon Aliou Sarr.

"Avec l‘accompagnement du gouvernement et des chefs d’entreprises organisées, ces défis seront relevés", a dit le ministre.

Selon lui, la ZLECA est une niche d’opportunités à explorer pour gagner le maximum de profits par une bonne organisation des entreprises.

Pour y arriver, il faut identifier les secteurs d’opportunités ayant un potentiel d’exportation et d’accès au marché, analyser les contraintes d’accès au marché, aux financements, à l’environnement des affaires mais aussi aider les entreprises à se positionner de manière durable au marché africain, a expliqué Aliou Sarr.

Au total 44 pays africains ont décidé, en mars dernier, d’instaurer une zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) dont ils espèrent qu’elle va contribuer à l’accroissement des échanges commerciaux intra-africains.
 
Une dizaine de pays, dont le Nigeria, ont cependant émis des réserves sur les attentes de cette zone de libre-échange à laquelle ils n’ont pas encore adhéré.

SBS/OID/ASB