Le GIABA veut des
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SENEGAL-AFRIQUE-GOUVERNANCE

Le GIABA veut des "résultats décisifs" contre la criminalité organisée transnationale

Saly-Portudal (Mbour), 18 déc (APS) – Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) veut obtenir des "résultats décisifs" contre la criminalité organisée transnationale, en particulier les menaces contre la stabilité et l’intégrité des systèmes financiers de la région, a indiqué, lundi à Saly-Portudal (Mbour), son directeur des programmes et projets, Bruno Nduka.
 
"Notre région est aujourd’hui l’objet de plusieurs menaces liées à la criminalité transnationale organisée. Cette situation aux conséquences dramatiques pour nos Etats impose donc l’engagement et les efforts de toutes les parties prenantes dans la prévention et la lutte contre les fléaux que constituent le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme", a-t-il dit.
 
M. Nduka s’exprimait à l’ouverture des travaux d’un atelier régional de formation sur le journalisme d’investigation lié aux crimes économiques et financiers au profit des journalistes.
 
Il a déclaré que cette formation est une réponse aux effets néfastes du blanchiment de capitaux sur les économies des Etats membres du GIABA, et comme la matérialisation de son engagement dans la lutte mondiale contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
 
"Depuis sa création en 2000, le GIABA entreprend des activités de formation et de sensibilisation aussi bien au profit des autorités étatiques que des acteurs non-étatiques telles que les organisations de la société civile et surtout les média, pour renforcer leur compréhension des questions de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme", a-t-il souligné.
 
C’est pourquoi, a-t-il ajouté, dans la mise en œuvre de sa stratégie d’intervention, le GIABA a renforcé et élargi la base des parties prenantes pour inclure des entités non traditionnelles, afin d’assurer une approche globale et les complémentarités dans la lutte.
 
Pour lui, l’importance des médias dans la diffusion des messages de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) ne saurait, par conséquent, être négligée.
 
"A juste titre, depuis 2009, le GIABA a réalisé des programmes de sensibilisation à l’endroit des professionnels des médias ; ce qui a, pour résultat, la formation, en 2010, à Abuja au Nigéria, d’un réseau de journalistes d’investigation spécialisés dans le reportage des crimes financiers et économiques", a rappelé Bruno Nduka.

ADE/ASB/ASG