Le G20 veut encourager la participation des femmes à l’innovation
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Le G20 veut encourager la participation des femmes à l’innovation

De l’envoyée spéciale de l’APS : Mansoura Fall
 
Hangzhou, 5 sept (APS) - Le G20 a pris lundi l’engagement de mettre en œuvre des stratégies et politiques favorables à l’innovation, en favorisant l’accès des femmes aux secteurs d’activités correspondants, parmi lesquels le domaine de la science et de la technologie.
 
"Nous nous engageons à mettre en œuvre des stratégies et des politiques favorables à l’innovation, à soutenir l’investissement dans la science, la technologie et l’innovation, et à améliorer la formation professionnelle et la mobilité des ressources humaines dans ces domaines, notamment en favorisant l’accès des femmes à ces secteurs d’activité", lit-on dans le communiqué final sanctionnant le Sommet du G20, dont les travaux ont été clôturés le même jour à Hangzhou (Chine).
 
Les chefs d’Etat et de gouvernement membres du G20 disent aussi soutenir "les politiques qui encouragent les entreprises de toutes tailles, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes entrepreneurs, les entreprises dirigées par des femmes et les petites et moyennes entreprises à tirer pleinement parti des chaînes de valeur mondiales".
 
Ce soutien vise également les politiques encourageant "une participation et une valeur ajoutée accrues et une meilleure intégration des pays en développement, particulièrement des pays à faible revenu, dans les chaînes de valeur mondiales".
 
Le G20 compte par ailleurs appuyer l’industrialisation des pays en développement, notamment en Afrique et dans les pays les moins avancés (PMA), indiquent les pays concernés.
 
"Nous sommes déterminés à soutenir nos travailleurs dans cette transition et à faire en sorte que les bénéfices de la nouvelle révolution industrielle s’étendent à tous, notamment aux femmes, aux jeunes et aux groupes défavorisés", écrivent-ils dans le communiqué final de leur rencontre.
 
"Nous appelons à coopérer pour optimiser les bénéfices et atténuer les effets négatifs des changements technologiques et industriels attendus. Pour toutes ces initiatives, le G20 prendra en compte les opportunités qui s’offrent aux pays développés comme en développement, ainsi que les difficultés rencontrées par chacun", peut-on lire.
 
Sur les flux financiers, le G20 assure continuer à améliorer "l’analyse et le suivi des flux de capitaux et la gestion des risques résultant d’une volatilité excessive des flux de capitaux".
 
Il reconnaît, en outre, la nécessité d’augmenter les financements verts, pour soutenir une croissance mondiale durable d’un point de vue environnemental. 
 
"Le développement des financements verts se trouve confronté à un certain nombre de défis, notamment, cette liste n’étant pas exhaustive, des difficultés à internaliser les externalités environnementales, l’asymétrie des maturités, l’absence de clarté dans la définition de ce qui est « vert », une asymétrie de l’information et des capacités analytiques inadéquates", fait-il valoir.
 
"Nous nous efforçons de collaborer avec les pays de l’Afrique sub-saharienne et de l’Asie-Pacifique pour améliorer l’accès universel à des services énergétiques qui soient abordables, fiables, propres, durables et modernes, notamment en remédiant aux obstacles concernant l’accès à l’électricité", conclut le texte signé des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du G20.
 

MF/BK