Le Fmi préconise l’inclusion financière pour favoriser la croissance
APS
SENEGAL-AFRIQUE-ECONOMIE

Le Fmi préconise l’inclusion financière pour favoriser la croissance

Dakar , 20 sept (APS) – Le Directeur adjoint du Fonds monétaire internationale (FMI), Mitsuhiro Furusawa, a préconisé, mardi, à Dakar, ‘’le développement du secteur financier et l’inclusion financière’’ dans les pays africains pour favoriser la croissance économique.
 
‘’La question de l’inclusion financière est très importante. L’accès aux services financiers dans le cadre du processus de développement est un élément de plus en plus important de votre travail ainsi que des conseils, des études et de l’assistance technique du FMI dans cette région’’, a-t -il dit, en s’adressant au gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. 
 
Il s’exprimait à l’ouverture de la Conférence régionale de haut niveau organisée par la BCEAO et le FMI sur le thème ‘’Finance pour tous : promouvoir l’inclusion financière’’.
 
Mitsuhiro Furusawa relève en effet que ‘’les chiffres sont peu réjouissants’’. Selon lui, "à l’heure actuelle, environ 2 milliards de personnes n’ont pas accès à des services financiers de base dont une grande proportion se trouve dans la région africaine".
 
Même avec la banque mobile, seulement 34% de la population adulte africaine a accès à des services bancaires, et dans l’espace de l’Union Economique et monétaire, c’est moins de 18%, selon le directeur général adjoint du FMI. Au Sénégal, a-t-il précisé, la part de la population qui détient un compte bancaire a doublé entre 2011 et 2014 pour avoisiner aujourd’hui 12%. 
 
Les autres pays de l’UEMOA ont également progressé, a indiqué M. Furusawa, sans plus de précision. Il estime néanmoins qu’‘’il reste beaucoup de chemin à parcourir’’. ‘’Trop de ménages n’ont pas de compte en banque, trop de petites entreprises n’ont pas accès au crédit alors que l’exclusion nuit au développement’’, a-t-il déploré.
 
Il s’agit, à travers l’inclusion financière, de ‘’jeter un pont entre les opportunités économiques et les résultats’’.
 
Toutefois, il estime que l’amélioration de l’accès aux services financiers ne doit pas nécessairement conduire à l’instabilité. ‘’L’inclusion financière ne signifie pas qu’il faut accorder des prêts à tout le monde à n’importe quel prix’’, a-t-il dit.
 
Dans sa communication au cours de la première session consacrée au lien entre inclusion financière, réduction de la pauvreté et croissance, la représentante du Groupe de la Banque mondiale, Margaret Miller, a rappelé que l’inclusion financière est la part de la population et des entreprises qui utilisent les services financiers. 
 
Des décideurs chargés de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques économiques, des opérateurs du secteur privé, des organisations non gouvernementales et des acteurs de la société civile prennent part à la rencontre ouverte au siège de la Banque centrale à Dakar.
 
L’objectif est d’offrir une plateforme pour échanger sur les défis et enjeux suscités par l’inclusion financière.

ADL/ASG